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mercredi 21 janvier 2026

Libérée, délivrée un refrain entêtant

 BONJOUR, 

Libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais
Libérée, délivrée, c'est décidé je m'en vais

C'est sans doute ce que se disait Jeanne Marie MOULINET  les deux fois où elle a été présentée devant la Justice pour répondre des accusations de meurtres sur des enfants.

Jeanne Marie MOULINET est née à Kérity (Paimpol) le 7 Octobre 1874 (11 H)

TERRE (3) AIR (MC +3 soit 4) FEU (ASC + 3 soit 4) EAU (1)

En Maison 10, en BALANCE (14°), SOLEIL conjoint à JUPITER sextile à URANUS, trigone à SATURNE
mais MERCURE en SCORPION opposé à NEPTUNE
VÉNUS, maîtresse du signe de la BALANCE, en Maison 12, en opposition de PLUTON -demi carré au SOLEIL.
22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.
MC 1° BALANCE  1° BALANCE Dans un chemin d'une campagne aride, un homme s'avance ayant un pistolet dans chaque main.....
14° BALANCE Un miroir au-dessus d'une table sur laquelle sont jetés masques, loups, fards, tout ce qui sert à dissimuler sa personnalité.....
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Les premières plaintes sont déposées le samedi 8 avril 1905 par les époux Charles WEBER qui accusent leur belle-soeur d'être à l'origine d'une tentative de meurtre sur leur fils, Maurice, un bébé de 11 mois transporté à l'hôpital dans un état très grave. Ils déclarent également que Jeanne Marie MOULINET épouse WEBER tient des propos bizarres. Elle prétend être suivie par la Police qui la soupçonne d'avoir tué ses deux enfants : un fils tout récemment (le 22 mars) et une fillette, 4 ans auparavant. 
M. Pierre WEBER, camionneur, s'en  vint lui aussi faire une déclaration contre sa belle soeur suite au décès de ses deux enfants : Suzanne et Georgette, 3 ans et 18 mois, à 8 jours d'intervalle. (les 2 et 11 mars 1905)
M. Léon WEBER, vint déclarer à son tour, que suite à une visite chez sa belle-soeur, leur fille : Germaine, 7 mois, avait succombé le 26 mars dernier, dans des conditions suspectes. 
Suite à toutes ces déclarations, le commissaire de Police, réclame les permis d'inhumer des enfants désignés. Tous font apparaître des raisons médicales précises. Aucun doute là dessus. 
Les renseignements sur le couple sont intéressants ; s'ils sont bons pour M. Jean WEBER ils sont nettement intrigants pour Jeanne Marie considérée comme aliénée mentale. Celle-ci est convoquée et arrêtée.

La Presse relate déjà l'affaire :

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Des plaintes supplémentaire arrivèrent. M. Alexandre dont la fille Lucie était morte le 25 décembre

Jeanne Marie WEBER enceinte de plus de 3 mois va faire une fausse couche durant son inculpation. 
Le Juge fait remarquer à cette dernière que les circonstances de tous ces décès sont les mêmes.

Les soupçons qui planent contre elles sont mis à mal par les experts cités à la barre ; le doute plane.
L'avocat s'en sert habilement pour réclamer la liberté de sa cliente.

Elle aurait pu bénéficié d'un NON-LIEU si l'époux même de Jeanne Marie WEBER n'avait pas insisté auprès du Juge :
"Il est utile qu'elle comparaisse devant les Assises. Un jugement seul peut faire admettre sans restriction son innocence"
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Après cet acquittement, on aurait du oublier l'Étrangleuse sauf que le 6 avril 1906, M.WEBER s'en va au commissariat déclarer qu'il vient de découvrir dans son lit, le corps d'un homme qu'il n'a pas pu réveiller. Alphonse CAMBEFORT, ouvrier peintre, selon les déclaration de Jeanne Marie était arrivé le jeudi matin, à 8 H, dans un état d'ivresse tel qu'il s'écroula sur le lit et ne se réveilla pas alors que Mme WEBER le secouait. N'y parvenant pas, elle se rendit chez la concierge et chez une épicière alors que son mari arrivait et trouvait l'homme.
Les témoignages concordants, l'affaire fut stoppée là d'autant que l'homme avait passé deux jours hors de son domicile. 
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Mme WEBER, à la suite d'une demande expresse de Sylvain BAVOUZET, paysan, veuf, à CHAMBON, s'en alla garder ses enfants pour veiller à leur bonne éducation. 
Pour Jeanne Marie l'ambiance parisienne ne convenait plus ; la dépression l'avait même poussée à se jeter dans la Seine par deux fois d'où on l'avait repêchée. 
Pour son mari, employé chez un loueur de voitures, il n'était pas question de se défaire de son emploi qu'il ne retrouverait sans doute pas en province....D'autant que celui-ci avait fait de sa bonne sa maîtresse...et qu'un enfant allait arrivé.
 Elle partit donc seule. C'est sous son nom de jeune fille : MOULINET que la "cousine" s'installa donc chez M. BAVOUZET.
Germaine (16 ans) et Louise (11 ans) avaient parfaitement accepté la venue de Jeanne Marie. Le 17 avril 1908, le petit Auguste (9 ans) revint de l'école avec un début de fièvre. Jeanne Marie le fit s'aliter alors que ses deux soeurs allèrent prévenir leur père dans un village voisin. L'enfant fut veillé toute la nuit par le père et la "cousine". Au petit matin, Germaine partit travailler. Le père partit chercher du lait dans une ferme voisine et Louise fut envoyée en dehors de la maisonnée, chez l'épicière. Au retour du père, l'enfant était mort. Dans son chagrin, il ne verra pas les marques au cou de son fils, ni celle sur son front.
L'enfant mis en terre, le père et les filles, tous pris de doute, se remémorent les derniers moments de l'enfant. Le doute est entré dans la maisonnée. Tant et si bien que c'est l'aînée qui se rendra à la police pour faire part de cette situation. L'enquête est ouverte. Jeanne Marie va devoir s'expliquer. Les médecins vont pratiquer une autopsie : étouffements répétés et progressifs ayant entraînés le décès de l'enfant alors qu'on note une trace de méningite tuberculeuse. La mort de l'enfant est plus que suspecte. 
Des saisies eurent lieu. Une garde à vue sans arrestation. Des compléments d'enquête étaient attendus mais les dossiers de PARIS mettaient du temps à arriver. Puis vint le moment de l'incarcération. Son départ du village fut marqué par la présence de la jeune Louise qui se précipita au cou de Jeanne Marie pour l'embrasser. Effet de surprise.
 VÉNUS30° SCORPION : Un H. assis à sa table de travail prend des notes en consultant un livre ; sur la table on voit des échantillons de cailloux, quartz, ...des livres, et au mur des cartes.
De nouveaux rapports d'enquête sont demandés et arrivent : on parle de fièvre typhoïde....vite dénoncée par de nouvelles interprétations. Le maître d'école fait remarquer que l'enfant plutôt maigre se plaignait depuis quinze jours de maux de tête, qu'il se couchait sur son pupitre, pâlissait subitement, était pris d'accidents convulsifs durant la journée. Ceux-ci constatés par le médecin traitant, le Dr AUDIAT. 
Au bout de plusieurs semaines d'isolement, un NON LIEU arriva et la porte de la prison s'ouvrit (20 Avril). Jeanne était libre. 

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Bientôt, on la retrouve devant un médecin : après s'être dénoncée coupable de meurtres, elle est internée  dans un asile. Mais relâchée, (25 avril) elle fait la connaissance d'un ouvrier M.JOLLY un paysan de 40 ans à LAY ST RÉMY qui lui avait précédemment écrit lui proposant de l'héberger et avec qui elle reste 4 jours 

4 mai - Jeanne prend la route avec un certain BOUCHERY Émile pour COMMERCY. 

9 Mai - Le premier examen de l'enfant révèle que Jeanne Marie MOULINET a étouffé l'enfant avant de l'étrangler avec un mouchoir. Quand la nouvelle fut connue la population de COMMERCY rassemblée devant l'hôtel de ville poussant des cris hostiles.


Ne voulant pas répondre aux questions posées, elle fut incarcérée à la prison de St MIHIEL sans autre préambule. 
"Jeanne WEBER est une pervertie, immorale, qui sous l'influence de l'alcool (3 litres par jour) éprouve une jouissance érotique extraordinaire  en étranglant avec d'infinies précautions, presque avec science, un enfant"  
15 mai - attribution d'un avocat
Du 24 Juin au 15 juillet - rapports médicaux : aliénation mentale -
Direction asile de Maréville ; il n'y aura pas de procès.

24 Août 1918 décès de l'Ogresse.


lundi 20 janvier 2025

ROSE ne l'était pas ..."tout rose"

BONJOUR,



En Mai 1933, le Journal Ouest Éclair relate le procès d'un cambrioleur très recherché. Les Assises se sont ouvertes le 8 mai en deuxième session, avec une affaire de vol qualifié et tentative de vol.
Me LEMARIÉ, un avocat stagiaire tentera de défendre l'homme assis derrière lui. Francis Pierre Marie ROSE est âgé de 51 ans, charron de profession, il est sans travail. 

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AIR : 1 - FEU : ASC + 1 - EAU : 3 - TERRE : MC + 5

Il semble qu'avec l'aspect (opposition SOLEIL NEPTUNE) on ne prenne pas conscience des risques pris, on ne prenne pas conscience de ce qui nous entoure. Une telle influence nous pousserait à fuir la réalité. À certaines périodes de notre vie, on pourrait ne pas être très réaliste, 
on aurait ainsi un comportement inhabituel, nébuleux, folâtre, inapproprié.
On se fait des illusions sur les gens et les choses.
Le rapport à la drogue, aux paradis artificiels, à l'alcool, au tabagisme, aux médicaments, 
au mensonge, à la tromperie  peut agir sur la relation avec l'image du père -du mari- (ex : père absent, alcoolique, fumeur,...-)
Dans le meilleur des cas, on pourrait lutter contre ce fléau et en faire un atout. 

Dans l'opposition MERCURE-NEPTUNE, on peut s'attendre à des propos déplacés, des mensonges, des détournements, des fraudes, plagiat, différents risques liés aux mouvements, à la parole, aux écrits, aux agissements....  à moins que l'opposition nous mette devant un choix, lutter contre ...les dépravations que NEPTUNE peut occasionner ou encourager....tel que l'alcoolisme, la dépendance aux médicaments, les différentes tentations....

Francis Pierre Marie ROSE est né le 3 Novembre 1881 (9 H) Cesson (35)

Comme de bien entendu, son avocat évoquera son enfance jusqu'à 11 ans chez ses parents puis placé chez des patrons en vue de devenir charron. Les renseignements obtenus ne lui sont pas favorables. Une enfance et une jeunesse turbulente. Il est propre, soigné, travaille bien mais très irrégulièrement. Il est porté vers les fêtes, les endroits où l'on s'amuse.

Il est Incorporé en 1902 et ressort en 1903 avec un certificat de bonne conduite aussi quand la guerre éclate dans le pays, il est rappelé sous les drapeaux en 1914 ; il part aux Armées le 10 avril 1915 mais disparaît le 30 juin. 

PLUTON est arrivé au carré de la LUNE natale. 
SATURNE est au sextile de sa position de naissance. 
NEPTUNE est au sextile du MC.  
URANUS en Maison 3 est dans un carré au SOLEIL natal et en carré exact de NEPTUNE natal. 

Il a été fait prisonnier ; on retrouve sa trace à Munster. il sera libéré 3 ans plus tard. Rapatrié d'ALLEMAGNE, le 4 décembre 1918. 

SATURNE est au carré de PLUTON natal. (Maître du signe)
NEPTUNE est au carré de SATURNE natal
JUPITER est rétrograde sur MARS natal en Maison 8
PLUTON est sextile à SATURNE natal. 
URANUS en Maison 3 après un carré à MERCURE natal a fait un carré à JUPITER natal. 

Démobilisé en février 1919, il reprend son activité dans la Sarthe. Ses employeurs n'en sont pas satisfaits. Il en changera fréquemment et sillonnera les routes : Fougères, St James, Granville, Janzé,... On le soupçonne et l'accuse de divers larcins, d'ivresse, de mendicité, de vols et de cambriolages. 

Les condamnations s'accumulent. 6 figurent sur son casier judiciaire. Les peines s'alourdissent car les conditions sont particulièrement graves.

Mai 1924 à Avranches, 6 jours d'abord et 16 frcs (ivresse en récidive). Puis 4 mois pour vols alors qu'il est appelé à comparaître à Mortain où il écope de 6 mois ; il y aura confusion des peines. 
15°Taureau : "un vol de 7 ibis fuyant à tire d'ailes"
22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.
Il est désormais exclu de l'Armée et figure sur une liste spécifique. 

URANUS est dans une opposition à sa position de naissance. 
SATURNE est au demi carré d'URANUS natal. 
NEPTUNE est dans l'orbe d'un carré à sa position de naissance
PLUTON en CANCER est trigone au SOLEIL natal. 
JUPITER est en Maison 1 proche de l'ASC.

À Rennes, l'année suivante, on vient de lui infliger  5 ans et 10 ans d'interdiction de séjour. Il y a volé de l'argent, des vêtements (chandail, casquette, souliers) et de quoi bien manger (des sardines en boîtes, des saucisses, du pain, des biscuits). Le vol a eu lieu avec effraction. 
Et le revoici devant les tribunaux. Il y parle aisément, répond aux questions du Président ou de la Cour avec facilité. Il ment un peu histoire de "se dédouaner" ; il aurait fait le guet pour deux autres individus qu'il ne connaît pas mais son histoire ne tient pas la route. 
La demande de la partie adverse se veut juste malgré le nombre de condamnations précédemment accumulées : pas de travaux forcés. 
Notre homme ayant été un homme honnête jusqu'à ses 40 ans. Il est demandé une peine dissuasive. 
Son avocat bien que novice devant la Cour, s'en sort assez bien. Sa plaidoirie est bien étayée et il semble avoir convaincu les jurés d'avoir de l'indulgence voire même un peu de pitié.

JUPITER en Maison 9 en VIERGE est trigone à NEPTUNE
NEPTUNE le précède de peu dans le même signe. Il est trigone à SATURNE natal
URANUS est encore un peu en Maison 4. (24° Bélier) sextile à PLUTON (maître du signe)
SATURNE est au carré de NEPTUNE natal
PLUTON en CANCER est sextile à JUPITER natal. 

Après délibération, la sentence tombe. 10 années d'emprisonnement et 10 ans d'interdiction de séjour. 
Il est raccompagné en cellule et dirigé vers la prison de Caen où il purgera sa peine.

La France est de nouveau en guerre durant la période de 1939 à 1945 ; il a dû sortir en 1944.

On trouve son décès à Laval en août 1954, le 30.
PLUTON est en LION (25°) carré à sa position de naissance
SATURNE (5°) SCORPION est proche du SOLEIL natal et opposé à SATURNE natal. 
URANUS en CANCER est sextile à PLUTON natal (Maître du signe)
JUPITER en CANCER est sextile à sa position de naissance.(22°)
NEPTUNE conjoint à VÉNUS en BALANCE est en quinconce à JUPITER-PLUTON natal

Bonnes Recherches. 

isalucy23@orange.fr