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dimanche 3 mai 2026

Guillaume De SAX ou DE SÉGUR LAMOIGNON

 BONJOUR,

Guillaume Henri Robert De SÉGUR LAMOIGNON est le fils du Vicomte Louis Marie Frédéric Guillaume  lieutenant au 14è R. de Dragons et de Rosa Maria ARGUËLLES. Il est né le 23 décembre 1889 à 15 H, au 52 de la Rue de Chaillot (8ème arr) PARIS


L'homme est CAPRICORNE, autre signe de TERRE, né le 23 décembre 1889 à PARIS (15 H)

Les éléments AIR(MC+ASC+4 soit 6) et TERRE (5) devancent le FEU (1). 
L'EAU est carencée

PLUTON sur le 5° GÉMEAUX
Un homme d'aspect digne et bon, vêtu d'un costume de Ministre d'État, tend la main à un délégué qui s'incline respectueusement devant lui
MERCURE sur le 11° CAPRICORNE
Un roi sur son trône se penche pour accueillir un messager qui, profondément incliné, lui présente un parchemin scellé.

Il est, dit-on, médiocre acteur sous le nom de Guillaume de Sax au théâtre et cependant dès 1937, le cinéma lui offrira des rôles parfaits de colonel, général d'Empire, maréchal, Prince Jérôme BONAPARTE, bandit, médecin, banquier véreux,


Le 22 mai 1934, au petit jour, revenant d'un soir de fête, en compagnie de l'artiste Robert OZANNE, il est responsable d'un accident de voiture à Saint-Ouen-l'aumône, au hameau d'Épluches, en état d'alcoolisme qui fait une victime, une femme qui se rendait à son travail qu'il a fauchée sur le trottoir et laissée sur place, prenant la fuite par des chemins détournés. Il s'agit de Victoria BRISPOT épouse de François Louis Alfred DESHAYES, originaire de Marseille-en-Beauvaisis, dont le mariage avait eu lieu en mars 1931 à Notre Dame Du Thil. Le couple s'était éloigné sans pour autant s'être séparé. (M. DESHAYES s'était aperçu que son épouse était volage.)

Le Comte vite retrouvé par les forces de l'ordre, grâce au témoignage d'un chauffeur de car présent sur les lieux, raconte qu'il a endommagé son véhicule à un passage à niveau et ne reconnaît pas les faits. Il évite de peu l'outrage aux policiers.  Il sera mis en détention dans l'attente de son procès. 

Son excuse : l'alcool. Pour le Tribunal cette excuse ne sera pas recevable. 

Présente aux côtés de son époux, Cécile SOREL assiste à la reconstitution. Le Comte a perdu de sa superbe, le visage pâle, il pleure, il cherche à se dissimuler et a des difficultés à répondre aux questions qui lui sont posées. Une heure trente plus tard, on vient le chercher pour le ramener dans sa cellule du rez-de-chaussée à la prison de PONTOISE, rue Victor Hugo, en face de la villa Belle-Vue. 
Les rapports des experts concluent à sa responsabilité pleine et entière. Le procès prévu au Tribunal Correctionnel le 16 juin est reporté à une date ultérieure, l'avocat de la famille devant plaider une audience aux Assises. 
À la veille du procès le Comte verse 75 000 frcs de dommages-intérêts aux parents. Le Tribunal est bondé. Amis et curieux sont là. Lui est sur le banc des accusés au côté d'un voleur. 
Il sera condamné à 1 an de prison ferme, à 500 frcs d'amende et devra verser au mari séparé de la victime, la somme de 2 000 frcs.
Lors de la visite de son épouse à la prison où elle s'est rendue on saura que le Comte -dans l'attente de son transfert sur PARIS- fera appel de la décision. Mais de transfert, il n'y aura pas. 

Sur les 12 mois de prison réclamés, il n'en fera qu'un peu plus de 6. Bénéficiant d'une remise de peine, il sortira le 30 Novembre au petit matin. À 1 H 25, une puissante limousine vient le prendre à la prison cellulaire de PONTOISE. À part quelques rares journalistes professionnels, aucun curieux ne s'était déplacé. Il s'est rendu dans sa propriété de MÉRIEL, la Faisanderie, l'ancien pavillon de chasse dépendant du château où son épouse l'attendait.


Les années ont passé, plus question pour lui de se présenter sur les planches d'un théâtre. Il faudra attendre 1937 avant qu'il ne figure dans la distribution d'un film. Ses talents d'acteur ne se démentissent pas. Il tournera jusqu'à son décès en décembre 1945, à PARIS.
Quant à elle, dont les rôles de coquettes au cinéma sont très rares, elle se lance donc sur les conseils de Sacha GUITRY dans le Music Hall, dès 1950. 

Le Comte était infidèle. De sa maîtresse, Madelaine MONIER, (née en 1906) artiste peintre, il eut deux filles reconnues (Béatrice et Victoire).... qu'il lui "laissa" à son décès. 

Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr