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mardi 17 mars 2026

Les cerisiers mortels

BONJOUR,


Dans le thème de naissance on trouve :

Le SOLEIL sur le 29° LION nous parle d'un LION en colère, de brandon enflammé, de courroux, de visage exalté, de fouet...ou d'un LION couché, de la pointe d'une épée...de "frappe" pour la force ou la soudaineté

SATURNE sur le 9° SCORPION : Un enfant d'une dizaine d'années ....assis sur un tronc d'arbres, regarde tristement ....tombé d'un arbre, gisant à terre

Le risque accidentel est important avec MARS très proche de MERCURE,  URANUS Opposé à VÉNUS (le visage, la face ou les reins)
ajoutons à cela qu'URANUS sur le 24° POISSONS ....deux hommes qui s'empoignent. Le tout peut dévoiler un caractère bagarreur.
Pourtant le FEU ne déborde pas spécialement (2) puisque l'AIR (2 + MC et ASC soit 4) devance la TERRE (3) et l'EAU (3)

ce 15 juillet 1932  
PLUTON conjoint au SOLEIL sont sur le 22° CANCER -Maison 1- au carré d'URANUS 23°19 BÉLIER
SATURNE (1er Me de la 8) rétrograde en Maison 8, en VERSEAU, sur le 2°06 au carré de sa position de naissance
NEPTUNE est en VIERGE (6°07) transitant MARS natal en Maison 4.
MERCURE et JUPITER sont en LION de part et d'autre de NEPTUNE natal.
Alors qu'en Maison 12, on trouve MARS (16°11 GÉMEAUX)
VÉNUS à l'ASC (29°29) ; la LUNE étant en SAGITTAIRE Maison 6 opposée à MARS du jour.

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr

lundi 16 mars 2026

Meurtre à BETTON

BONJOUR,

Une nuit de fin Juillet 1932, BETTON (Ille e Vilaine),


Eugène Pierre Marie SOUFFLEUX est né à Saint Malo de Phily, le 1er février 1877 (17 H)


Ce soir du 31 juillet 1932, vers 22 H 30, un coup de fusil détonne dans la nuit, M. MANDON s'exclame :
V'là SOUFFLEUX qui se fait moucher !

Le corps d'un homme de 55 ans criblé de plomb gît là sur le sol. Il s'agit bien d'Eugène SOUFFLEUX
de La Robinais, un père de famille  de 2 enfants, qui a tendance à boire un peu trop.
À la suite de l'appel d'un voisin, la Police est arrivée prestement sur les lieux devant la maison d'un homme, un certain Louis BIARD, 35 ans, dont on dit dans le bourg qu'il est alcoolique, violent ....tant que ses proches le craignent également. D'ailleurs on sait qu'il a déjà mis en joue la victime.
Déjà condamné pour violences, il est interrogé par la Police qui s'étonne qu'il ne se soit pas manifesté après le coup de feu. Selon ses dires, il n'aurait rien entendu, fatigué par sa journée de labeur. Il nie avoir une arme et traite sa soeur (source de l'information) de menteuse. Il aurait bien pris sa femme à témoin....mais elle semble bien avoir disparu. 
À 1 H du matin, le Parquet arrive. À 3 H du matin, on a les aveux du coupable. Sa femme a en effet quitté les lieux, au moment de l'altercation entre les deux hommes, bien avant le coup de feu pour se réfugier dans les bois dont elle est sortie quand la Police arriva.



BIARD Louis né le 20 février 1897 (17 H) St Médard sur Ille - Natif des POISSONS
Déjà responsable de coups et blessures le 20 juillet 1932 soit 11 jours avant les faits, il recevra le résultat de sa condamnation en prison - une amende de 50 frcs-
Pour ce meurtre, il sera condamné à 2 ans de prison. 
L'homme refera parler de lui (Août 1937) Il écopera de 2 mois de réclusion pour des faits de violences.

Bonnes Recherches,

isalucy23@orange.fr


mercredi 11 mars 2026

MARY René un mauvais mari

 BONJOUR

Dans la campagne, en plein mois d'Août on ne bat pas le blé sans boire un peu. À la différence que ce n'est pas de verre d'eau dont il s'agit pour notre métivier, René MARY mais plutôt de pinard. Et cet après-midi là, il a bu à devenir saoul.....et agressif. 

René MARY est né -Fils naturel de Vincente MARY, 23 ans- originaire de Saint Jean la Poterie (Morbihan), à NANTES, le 14 décembre 1907 (à 19 H). 


Il est décrit comme sournois, violent, égoïste invétéré, d'une probité douteuse. 
Il a déjà été condamné en 1924 (alors âgé de 16 ans) pour vol (3 000 frcs) auprès de son employeur à VIGNEUX à 8 mois de prison. C'est de retour dans sa commune qu'il fait la rencontre d'Adrienne.

En ce mois d'Août 1932, au moment des faits, il vit séparé depuis quelques mois de sa jeune épouse : Adrienne POIRIER (19 ans) qu'il a épousée 3 ans plus tôt après qu'elle ait mis au monde un beau garçon, prénommé René, en octobre 1929. Le couple n'allant pas bien, MARY ne voulait plus travailler, il s'était mis à boire. Le 2 décembre 1930, il crée un incendie  de manière volontaire mais obtient un non lieu le mois suivant. 
Adrienne a entamé une procédure de divorce et est retournée vivre chez sa mère :
Eugénie DELAMARRE -née le 30 avril 1883 à RIAILLÉ (44) (fille jumelle 1ère née à 2 H du matin)

thème de la victime Eugénie DELAMARRE épouse POIRIER

Adrienne POIRIER-MARY y retrouve aussi son jeune frère (19 ans), jumeau, Gabriel (°17 avril 1913). 
Ils sont désormais pupilles de la nation, leur père étant mort au début de la Première Guerre mondiale.

Depuis 5 mois, il est gagé dans une exploitation proche de chez sa belle-mère. Chaque soir, il passe devant la maison éclairée, il les insulte, frappe aux volets, ...jusqu'à ce jour du 25 Août.


Après avoir tiré sur son ex-belle-mère, il a pris la fuite alors que la fille de la victime allait chercher du secours pour sa mère et que son jumeau était parti avec l'enfant dans un lieu plus sûr et serein.
La Police a mis en place des "souricières". On ne tarde pas à l'attraper.
Au procès, le 21 juin 1933, il fut reconnu coupable de meurtre avec préméditation. 15 ans de bagne l'attendent. Il embarque le 1er décembre 1933 pour La GUYANE. Il y décède le 3 juin 1974.

Quant à Adrienne, elle contractera une nouvelle union en 1948.

Bonnes recherches,

isalucy23@orange.fr

lundi 9 mars 2026

À la GROULAIS

 

BONJOUR,

Un drame horrible arriva le 31 juillet 1932 alors qu'un commerçant en tissu, Adrien LEPAROUX -34 ans-, son épouse, Lucie DROUET, 30 ans, sa belle-fille (du 1er mariage de sa femme) Renée BRÉCHAIRE, âgée de 10 ans, sa belle mère Jeanne COLIN épouse DROUET, 54 ans, étaient réunis autour d'une bâche qui devait être enduite d'une substance hautement inflammable afin de l'imperméabiliser.

Alors que M. LEPAROUX semble avoir pris toutes les précautions nécessaires il apparaît que son épouse ait fait preuve, elle, d'un manque de connaissance quant à l'usage du produit, d'un  manque de prudence avéré...... d'inconscience sans doute (MERCURE carré à NEPTUNE) ou d'intrépidité à la façon du BÉLIER qu'elle est.

Née le 11 avril 1901 (19 H) à Blain (44) Lucie DROUET disposait d'un thème chargé d'un magnifique cerf-volant, dont les éléments sont relativement équilibrés : 

 FEU (4), AIR (ASC+2 soit 3), TERRE (3), EAU (MC+1 soit 2), 









Contrairement au jour de sa naissance NEPTUNE et PLUTON (qui étaient alors conjoints) sont en demi carré. 
La LUNE dans le CANCER (16°57) étant opposée à SATURNE Natal. 
PLUTON dans le CANCER (22°09) se trouve au carré du SOLEIL natal (21°..) ; il est à cette période carré à URANUS.
Ce dernier se trouvant (r) dans le BÉLIER (23°23) revenant d'un carré au MC, en transit sur le SOLEIL natal, au DSC soit en opposition de l'ASC.
le SOLEIL est en LION (8°12) dans l'orbe d'une opposition à SATURNE (r)(0° 54) du VERSEAU au F.C 
JUPITER en LION (27°44) sextile à MARS est conjoint (du moins dans l'orbe d'une conjonction à MARS natal)
MERCURE en VIERGE (1°31) se trouve conjoint à NEPTUNE (6°37) en Maison 11.
VÉNUS (1°01) Maîtresse de l'ASC est en CANCER ; elle lui envoie un sextile.


Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr


vendredi 6 mars 2026

Irène du Haut-Corlay

BONJOUR,

Août 1932, un été brûlant, des températures excessives, des dangers de tous les instants : orages, incendies, morts subites et brutales.

Ce lundi soir, des jeunes gens sont attablés dans le petit café du Bout du Pont au Haut Corlay, dans les Côtes d'Armor.



Les éléments du thème de la jeune victime : 

l'EAU (MC + 4 soit 5) domine sur la TERRE (ASC+2 soit 3), l'AIR (2) et le FEU (2)
MERCURE (Maître de 4, 5, 7 et 8) est carré à MARS (Maître de 2, 3, 9 et 10) et à SATURNE (Me de 11, 12 et de l'ASC), 
la LUNE (Me de 6 et 7) est carré au SOLEIL(Me de 7) et à JUPITER (Me de 10 et 11), elle est opposée à PLUTON (Me de 9 et du MC)
1 demi carré : (Me de 6 et 7) LUNE-URANUS (2èMe de l'ASC)
2 autres Oppositions :JUPITER(Me de 10 et 11) -VÉNUS (Me de 3,4,8,9), 
 JUPITER(Me de 10 et 11)-SOLEIL(Me de 7), 
2 trigones : JUPITER(Me de 10 et 11)-MARS (Maître de 2, 3, 9 et 10), MERCURE-URANUS.
2 sextiles : SOLEIL(Me de 7) -MARS (Maître de 2, 3, 9 et 10), ASC-M.C.
Plusieurs conjonctions : (2è Me du MC) MARS-SATURNE (maître de l'ASC), SOLEIL-VÉNUS.
PLUTON 3° CANCER Une femme est assise dans l'attitude de la douleur, tenant à la main une gerbe de fleurs fanées. Deux hommes debout la regardent. L'un, d'un air narquois, l'autre, compatissant. MARS 18° CANCER Des meubles, des objets et des fleurs exotiques entourent un homme et deux femmes jouant aux dés. (Indication de voyages dans des pays lointains.) 

Irène est née le 16 -09- 1915 à 16 H, sous le signe de la VIERGE.

Ce lundi 15 Août 1932, veille de Pleine Lune, vers 18 H, son frère Henri était présent à ses côtés, il allait fêter ses 15 ans, le 17. Leur mère venait, 3 jours plus tôt, de souffler ses 58 bougies. Irène était revenue d'ALGER pour ses vacances alors qu'elle travaillait au sein d'une famille bourgeoise là-bas.
 


À cette période, PLUTON est au carré d'URANUS. La saison est très chaude. Les températures du mois sont excessives (41° à St Raphaêl, 38 à RENNES, 37 au HAVRE). De nombreuses personnes succombent de congestion, d'insolation, de déshydratation, ou d'hydrocution pour ceux qui tentent un plongeon dans l'eau.

Seul ici le SOLEIL est carré au MC. (on note que MERCURE est conjoint au SOLEIL). Ils séjournent avec NEPTUNE et JUPITER dans la Maison 7.
SATURNE à l'ASC s'oppose à NEPTUNE natal et est sextile à JUPITER natal. 
PLUTON arrivé aux abords de la Maison 7 s'oppose à l'ASC
on ne trouve aucune planète en 8 ni en 4.

Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr

vendredi 23 janvier 2026

un mauvais jeu de mot : ça sent le roussi !

 BONJOUR,

Edmond Clair ROUSSY est né le 9 octobre 1898 (8 H) à REIMS

compte tenu de l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne il a été engagé d'août 1916 au 25è Régiment d'Artillerie à juin 1920 et va combattre en Allemagne.

Il fut amputé de la main gauche au dessus du poignet (à sa demande) à la suite d'une blessure. 
Il est biscuitier puis charretier et s'est marié en mars 1920 avec Henriette Lucie SIMONNARD du même âge. 
Ensemble, ils ont deux enfants, Paul et Thérèse. Le choix du Roi dit-on pour un fils et une fille.

il sera réformé définitif en décembre 1932


Henriette Lucie SIMONNARD est née le 2 octobre 1898 (9 H) à Château Porcien (ARDENNES 08) est issue d'une grande famille (16 enfants) 


Ils sont nés à 7 jours d'écart sensiblement à la même heure d'où la similitude des thèmes
Ce 2 janvier 1933, Ras le bol, Ras le bol des coups, Ras le bol de cet ivrogne, ....

Le 3 mai 1933, Mme ROUSSY est acquittée.

Elle se remariera le 23 octobre 1935 à REIMS avec Charles LINARD, bonnetier.

Elle décèdera 6 mois après son époux en janvier 1973 


Que s'était-il donc passé dans la tête de certains ce 2 janvier 1933  ?


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Un coup de folie ? C'est une autre histoire.


isalucy@orange.fr

mercredi 21 janvier 2026

Libérée, délivrée un refrain entêtant

 BONJOUR, 

Libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais
Libérée, délivrée, c'est décidé je m'en vais

C'est sans doute ce que se disait Jeanne Marie MOULINET  les deux fois où elle a été présentée devant la Justice pour répondre des accusations de meurtres sur des enfants.

Jeanne Marie MOULINET est née à Kérity (Paimpol) le 7 Octobre 1874 (11 H)

TERRE (3) AIR (MC +3 soit 4) FEU (ASC + 3 soit 4) EAU (1)

En Maison 10, en BALANCE (14°), SOLEIL conjoint à JUPITER sextile à URANUS, trigone à SATURNE
mais MERCURE en SCORPION opposé à NEPTUNE
VÉNUS, maîtresse du signe de la BALANCE, en Maison 12, en opposition de PLUTON -demi carré au SOLEIL.
22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.
MC 1° BALANCE  1° BALANCE Dans un chemin d'une campagne aride, un homme s'avance ayant un pistolet dans chaque main.....
14° BALANCE Un miroir au-dessus d'une table sur laquelle sont jetés masques, loups, fards, tout ce qui sert à dissimuler sa personnalité.....
********

Les premières plaintes sont déposées le samedi 8 avril 1905 par les époux Charles WEBER qui accusent leur belle-soeur d'être à l'origine d'une tentative de meurtre sur leur fils, Maurice, un bébé de 11 mois transporté à l'hôpital dans un état très grave. Ils déclarent également que Jeanne Marie MOULINET épouse WEBER tient des propos bizarres. Elle prétend être suivie par la Police qui la soupçonne d'avoir tué ses deux enfants : un fils tout récemment (le 22 mars) et une fillette, 4 ans auparavant. 
M. Pierre WEBER, camionneur, s'en  vint lui aussi faire une déclaration contre sa belle soeur suite au décès de ses deux enfants : Suzanne et Georgette, 3 ans et 18 mois, à 8 jours d'intervalle. (les 2 et 11 mars 1905)
M. Léon WEBER, vint déclarer à son tour, que suite à une visite chez sa belle-soeur, leur fille : Germaine, 7 mois, avait succombé le 26 mars dernier, dans des conditions suspectes. 
Suite à toutes ces déclarations, le commissaire de Police, réclame les permis d'inhumer des enfants désignés. Tous font apparaître des raisons médicales précises. Aucun doute là dessus. 
Les renseignements sur le couple sont intéressants ; s'ils sont bons pour M. Jean WEBER ils sont nettement intrigants pour Jeanne Marie considérée comme aliénée mentale. Celle-ci est convoquée et arrêtée.

La Presse relate déjà l'affaire :

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Des plaintes supplémentaire arrivèrent. M. Alexandre dont la fille Lucie était morte le 25 décembre

Jeanne Marie WEBER enceinte de plus de 3 mois va faire une fausse couche durant son inculpation. 
Le Juge fait remarquer à cette dernière que les circonstances de tous ces décès sont les mêmes.

Les soupçons qui planent contre elles sont mis à mal par les experts cités à la barre ; le doute plane.
L'avocat s'en sert habilement pour réclamer la liberté de sa cliente.

Elle aurait pu bénéficié d'un NON-LIEU si l'époux même de Jeanne Marie WEBER n'avait pas insisté auprès du Juge :
"Il est utile qu'elle comparaisse devant les Assises. Un jugement seul peut faire admettre sans restriction son innocence"
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Après cet acquittement, on aurait du oublier l'Étrangleuse sauf que le 6 avril 1906, M.WEBER s'en va au commissariat déclarer qu'il vient de découvrir dans son lit, le corps d'un homme qu'il n'a pas pu réveiller. Alphonse CAMBEFORT, ouvrier peintre, selon les déclaration de Jeanne Marie était arrivé le jeudi matin, à 8 H, dans un état d'ivresse tel qu'il s'écroula sur le lit et ne se réveilla pas alors que Mme WEBER le secouait. N'y parvenant pas, elle se rendit chez la concierge et chez une épicière alors que son mari arrivait et trouvait l'homme.
Les témoignages concordants, l'affaire fut stoppée là d'autant que l'homme avait passé deux jours hors de son domicile. 
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Mme WEBER, à la suite d'une demande expresse de Sylvain BAVOUZET, paysan, veuf, à CHAMBON, s'en alla garder ses enfants pour veiller à leur bonne éducation. 
Pour Jeanne Marie l'ambiance parisienne ne convenait plus ; la dépression l'avait même poussée à se jeter dans la Seine par deux fois d'où on l'avait repêchée. 
Pour son mari, employé chez un loueur de voitures, il n'était pas question de se défaire de son emploi qu'il ne retrouverait sans doute pas en province....D'autant que celui-ci avait fait de sa bonne sa maîtresse...et qu'un enfant allait arrivé.
 Elle partit donc seule. C'est sous son nom de jeune fille : MOULINET que la "cousine" s'installa donc chez M. BAVOUZET.
Germaine (16 ans) et Louise (11 ans) avaient parfaitement accepté la venue de Jeanne Marie. Le 17 avril 1908, le petit Auguste (9 ans) revint de l'école avec un début de fièvre. Jeanne Marie le fit s'aliter alors que ses deux soeurs allèrent prévenir leur père dans un village voisin. L'enfant fut veillé toute la nuit par le père et la "cousine". Au petit matin, Germaine partit travailler. Le père partit chercher du lait dans une ferme voisine et Louise fut envoyée en dehors de la maisonnée, chez l'épicière. Au retour du père, l'enfant était mort. Dans son chagrin, il ne verra pas les marques au cou de son fils, ni celle sur son front.
L'enfant mis en terre, le père et les filles, tous pris de doute, se remémorent les derniers moments de l'enfant. Le doute est entré dans la maisonnée. Tant et si bien que c'est l'aînée qui se rendra à la police pour faire part de cette situation. L'enquête est ouverte. Jeanne Marie va devoir s'expliquer. Les médecins vont pratiquer une autopsie : étouffements répétés et progressifs ayant entraînés le décès de l'enfant alors qu'on note une trace de méningite tuberculeuse. La mort de l'enfant est plus que suspecte. 
Des saisies eurent lieu. Une garde à vue sans arrestation. Des compléments d'enquête étaient attendus mais les dossiers de PARIS mettaient du temps à arriver. Puis vint le moment de l'incarcération. Son départ du village fut marqué par la présence de la jeune Louise qui se précipita au cou de Jeanne Marie pour l'embrasser. Effet de surprise.
 VÉNUS30° SCORPION : Un H. assis à sa table de travail prend des notes en consultant un livre ; sur la table on voit des échantillons de cailloux, quartz, ...des livres, et au mur des cartes.
De nouveaux rapports d'enquête sont demandés et arrivent : on parle de fièvre typhoïde....vite dénoncée par de nouvelles interprétations. Le maître d'école fait remarquer que l'enfant plutôt maigre se plaignait depuis quinze jours de maux de tête, qu'il se couchait sur son pupitre, pâlissait subitement, était pris d'accidents convulsifs durant la journée. Ceux-ci constatés par le médecin traitant, le Dr AUDIAT. 
Au bout de plusieurs semaines d'isolement, un NON LIEU arriva et la porte de la prison s'ouvrit (20 Avril). Jeanne était libre. 

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Bientôt, on la retrouve devant un médecin : après s'être dénoncée coupable de meurtres, elle est internée  dans un asile. Mais relâchée, (25 avril) elle fait la connaissance d'un ouvrier M.JOLLY un paysan de 40 ans à LAY ST RÉMY qui lui avait précédemment écrit lui proposant de l'héberger et avec qui elle reste 4 jours 

4 mai - Jeanne prend la route avec un certain BOUCHERY Émile pour COMMERCY. 

9 Mai - Le premier examen de l'enfant révèle que Jeanne Marie MOULINET a étouffé l'enfant avant de l'étrangler avec un mouchoir. Quand la nouvelle fut connue la population de COMMERCY rassemblée devant l'hôtel de ville poussant des cris hostiles.


Ne voulant pas répondre aux questions posées, elle fut incarcérée à la prison de St MIHIEL sans autre préambule. 
"Jeanne WEBER est une pervertie, immorale, qui sous l'influence de l'alcool (3 litres par jour) éprouve une jouissance érotique extraordinaire  en étranglant avec d'infinies précautions, presque avec science, un enfant"  
15 mai - attribution d'un avocat
Du 24 Juin au 15 juillet - rapports médicaux : aliénation mentale -
Direction asile de Maréville ; il n'y aura pas de procès.

24 Août 1918 décès de l'Ogresse.


mardi 20 janvier 2026

Jean COURNEYRE

BONJOUR,

Les choses se passent en Haute-Loire, dans la commune de Vieille Brioude en Novembre 1907.
 
Le 6 Novembre 1907, le corps de l'instituteur M. Jean BRIHAT originaire de La Chomette, (né le 4 Août 1850) était découvert près du pont ; son corps a été massacré ; on relève plus d'une dizaine de coups. En se rendant à son domicile afin de prévenir son épouse, les témoins découvrirent le corps de celle-ci (Marguerite GAY -63 ans) étendu sur son lit ; on lui avait asséné plusieurs coups (6) qui avaient entraîné son décès. Dans la pièce qui visiblement avait été "visitée", ils découvrirent le corps de leur petite fille : Marguerite BESSAIRE  (née le 4 août 1900 - 3 H) ; la mère de l'enfant : Jeanne Marie Césarine BRIHAT étant décédée depuis 1903, l'enfant vivait les 3 quarts de l'année chez ses grands-parents puisque son père, épicier et négociant s'était remarié en 1906.



L'enquête est vite menée. Les langues se délient. On dénonce Jean Léon COURNEYRE, 25 ans.


Le 2ème degré des POISSONS dans les monomères :

Une étendue de mer calme sur laquelle flotte un beau coffre que le flux rapproche du rivage. Quelques pêcheurs s'activent à entasser du goémon, tandis que l'un d'eux assis sur le sable regarde le coffre, en faisant glisser le sable entre ses doigts inoccupés.

Jean Léon COURNEYRE fils d'un fermier de pêche après avoir été garçon d'hôtel, fit son service militaire et revint près de son père pour le seconder. Mais son attitude de panier percé ne pensant qu'à dépenser son pécule dans des lieux mal famés ne laissait rien entrevoir de  bon pour son avenir.

Jean Léon COURNEYRE est, selon les habitants du village, un paresseux, joueur invétéré, le gosier toujours en pente, débauché, libertin qui a "fui" vers la capitale avec une jeune mineure devenue sa maîtresse (Anna MAZIN, 17 ans) après avoir promis le mariage à sa soeur aînée (Marguerite) 30 ans, qui a mis au monde un enfant (Henri Jean) né de ses oeuvres, deux mois plus tôt. 

5° POISSONS Un Homme ....encadré par deux jeunes filles,....Il tient la première par la taille et offre seulement le bras à la seconde....des amis l'attendent


Cette promesse de mariage a été en fait l'occasion pour lui d'obtenir de son père la part qu'il lui revient de l'héritage de sa mère décédée en 1903. Et en effet, Simon COURNEYRE lui a bien donné 400 francs dont il s'est servi pour régler une partie de ses dettes de jeu et de boisson. 

Anna MAZIN l'a suivi béatement dans la capitale où il a loué une chambre, persuadée qu'il se démène pour obtenir tous les documents nécessaires à leur mariage qu'elle espère prochain....car elle est bien enceinte.

Sans argent, on avait vu réapparaître Jean Léon dans le village ; son père à qui il avait réclamé de l'argent l'avait viré rudement. Mais dans la nuit du 4 au 5, la boulangerie BONNET avait pris feu. Soit 24 heures avant le drame de l'école. 
Des témoins l'ont vu dans le train à destination de PARIS au petit matin du 7 novembre. Descendu à MONTARGIS, un cordon de gendarmes l'attendait. Le soir même, il faisait le voyage de retour. 
À ARVANT, 200 personnes massées sur le quai le huèrent et voulurent lui faire son sort. 

Amené sur les lieux du drame, il nia farouchement. Ce soir-là, après la tuerie, couvert de sang, il était allé se changer dans la petite maison héritée de sa mère. Il avait jeté le ballot ensanglanté dans l'Allier ainsi que la hache qui lui avait servie. Une équipe de scaphandrier fut dépêchée sur place afin de retrouver l'arme du crime. 
Anna MAZIN  mit au monde une petite Marcelle le 19 mars 1908,  non reconnue par son père.
Le 12 décembre 1908, le procès se tient au PUY. Peu impressionné, Jean COURMAYRE, revêtu de la bricole, déconcertant de calme, continue de nier, railleur, agressif, violent, jetant l'épithète de menteurs
à des témoins dont la bonne foi était absolue. Après trois jours de débat, les jurés l'ont reconnu coupable des faits de vol et de meurtres. La peine de mort est décidée. Et celui qui déclarait qu'il ne signerait pas de pourvoi en cassation ni de recours en grâce a bien signé ces recours.

Le Président FALLIÈRES lui a accordé bien entendu comme à chaque fois sa grâce ; la peine commuée en Travaux Forcés il embarqua pour la GUYANE en janvier 1909 où la mort l'attendait. Celle-ci est enregistrée le 2 février 1910.

Anna MAZIN  qui assistait au procès se maria en mai 1910. La petite Marcelle fut reconnue au mariage par ce nouveau partenaire.

mercredi 24 décembre 2025

ETTORI Jean Simon, le bandit sans-emploi

BONJOUR,

Scicca ou Jean Simon ETTORI est né en 1874 -selon sa fiche matricule sur laquelle ne sont pas indiqués le jour ni le mois- à Mona Croce.(Petreto-Bicchisano).  Il est le fils de Michel et Maria Nona RITROSI mariés en 1864 et serait né le 4 janvier 1876 à Mona Croce.

 Il vit dans la vallée du Taravo. Il a effectué son service militaire et en est ressorti avec un certificat de bonne conduite. 
Si l'on suppose qu'il est né le 4 janvier 1876, notre homme serait CAPRICORNE. Son SOLEIL conjoint à MERCURE expliquerait les différentes unions. Le thème ici a été orienté pour une naissance à 12 H.

Marié à Angee TAFANELLI, il est père de deux enfants quand sa vie va être bouleversée, en 1900.

1907 Première condamnation pour meurtres.
1912 - déclaré insoumis au contrôle puis insoumis du temps de guerre lors de la mobilisation générale.
Mars 1919 -selon sa fiche matricule- condamné à mort par contumace, pour coups et blessures volontaires violences avec intention de donner la mort, à des agents de la force publique et tentative de meurtre. 
Il restera dans le maquis.



Les jours sans gloire du bandit ETTORI victime ....du pardon des hommes.


ETTORI capturé en 1934 bénéficia d'une grâce miraculeuse et fut remis en liberté. Après avoir vécu avec deux compagnes, il serait le père de 7 enfants. 


Ce bandit-d'Honneur serait décédé en mars 1962.

isalucy23@orange.fr