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vendredi 23 janvier 2026

un mauvais jeu de mot : ça sent le roussi !

 BONJOUR,

Edmond Clair ROUSSY est né le 9 octobre 1898 (8 H) à REIMS

compte tenu de l'entrée en guerre de la France contre l'Allemagne il a été engagé d'août 1916 au 25è Régiment d'Artillerie à juin 1920 et va combattre en Allemagne.

Il fut amputé de la main gauche au dessus du poignet (à sa demande) à la suite d'une blessure. 
Il est biscuitier puis charretier et s'est marié en mars 1920 avec Henriette Lucie SIMONNARD du même âge. 
Ensemble, ils ont deux enfants, Paul et Thérèse. Le choix du Roi dit-on pour un fils et une fille.

il sera réformé définitif en décembre 1932


Henriette Lucie SIMONNARD est née le 2 octobre 1898 (9 H) à Château Porcien (ARDENNES 08) est issue d'une grande famille (16 enfants) 


Ils sont nés à 7 jours d'écart sensiblement à la même heure d'où la similitude des thèmes
Ce 2 janvier 1933, Ras le bol, Ras le bol des coups, Ras le bol de cet ivrogne, ....

Le 3 mai 1933, Mme ROUSSY est acquittée.

Elle se remariera le 23 octobre 1935 à REIMS avec Charles LINARD, bonnetier.

Elle décèdera 6 mois après son époux en janvier 1973 


Que s'était-il donc passé dans la tête de certains ce 2 janvier 1933  ?


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Un coup de folie ? C'est une autre histoire.


isalucy@orange.fr

mercredi 21 janvier 2026

Libérée, délivrée un refrain entêtant

 BONJOUR, 

Libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais
Libérée, délivrée, c'est décidé je m'en vais

C'est sans doute ce que se disait Jeanne Marie MOULINET  les deux fois où elle a été présentée devant la Justice pour répondre des accusations de meurtres sur des enfants.

Jeanne Marie MOULINET est née à Kérity (Paimpol) le 7 Octobre 1874 (11 H)

TERRE (3) AIR (MC +3 soit 4) FEU (ASC + 3 soit 4) EAU (1)

En Maison 10, en BALANCE (14°), SOLEIL conjoint à JUPITER sextile à URANUS, trigone à SATURNE
mais MERCURE en SCORPION opposé à NEPTUNE
VÉNUS, maîtresse du signe de la BALANCE, en Maison 12, en opposition de PLUTON -demi carré au SOLEIL.
22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.
MC 1° BALANCE  1° BALANCE Dans un chemin d'une campagne aride, un homme s'avance ayant un pistolet dans chaque main.....
14° BALANCE Un miroir au-dessus d'une table sur laquelle sont jetés masques, loups, fards, tout ce qui sert à dissimuler sa personnalité.....
********

Les premières plaintes sont déposées le samedi 8 avril 1905 par les époux Charles WEBER qui accusent leur belle-soeur d'être à l'origine d'une tentative de meurtre sur leur fils, Maurice, un bébé de 11 mois transporté à l'hôpital dans un état très grave. Ils déclarent également que Jeanne Marie MOULINET épouse WEBER tient des propos bizarres. Elle prétend être suivie par la Police qui la soupçonne d'avoir tué ses deux enfants : un fils tout récemment (le 22 mars) et une fillette, 4 ans auparavant. 
M. Pierre WEBER, camionneur, s'en  vint lui aussi faire une déclaration contre sa belle soeur suite au décès de ses deux enfants : Suzanne et Georgette, 3 ans et 18 mois, à 8 jours d'intervalle. (les 2 et 11 mars 1905)
M. Léon WEBER, vint déclarer à son tour, que suite à une visite chez sa belle-soeur, leur fille : Germaine, 7 mois, avait succombé le 26 mars dernier, dans des conditions suspectes. 
Suite à toutes ces déclarations, le commissaire de Police, réclame les permis d'inhumer des enfants désignés. Tous font apparaître des raisons médicales précises. Aucun doute là dessus. 
Les renseignements sur le couple sont intéressants ; s'ils sont bons pour M. Jean WEBER ils sont nettement intrigants pour Jeanne Marie considérée comme aliénée mentale. Celle-ci est convoquée et arrêtée.

La Presse relate déjà l'affaire :

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Des plaintes supplémentaire arrivèrent. M. Alexandre dont la fille Lucie était morte le 25 décembre

Jeanne Marie WEBER enceinte de plus de 3 mois va faire une fausse couche durant son inculpation. 
Le Juge fait remarquer à cette dernière que les circonstances de tous ces décès sont les mêmes.

Les soupçons qui planent contre elles sont mis à mal par les experts cités à la barre ; le doute plane.
L'avocat s'en sert habilement pour réclamer la liberté de sa cliente.

Elle aurait pu bénéficié d'un NON-LIEU si l'époux même de Jeanne Marie WEBER n'avait pas insisté auprès du Juge :
"Il est utile qu'elle comparaisse devant les Assises. Un jugement seul peut faire admettre sans restriction son innocence"
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Après cet acquittement, on aurait du oublier l'Étrangleuse sauf que le 6 avril 1906, M.WEBER s'en va au commissariat déclarer qu'il vient de découvrir dans son lit, le corps d'un homme qu'il n'a pas pu réveiller. Alphonse CAMBEFORT, ouvrier peintre, selon les déclaration de Jeanne Marie était arrivé le jeudi matin, à 8 H, dans un état d'ivresse tel qu'il s'écroula sur le lit et ne se réveilla pas alors que Mme WEBER le secouait. N'y parvenant pas, elle se rendit chez la concierge et chez une épicière alors que son mari arrivait et trouvait l'homme.
Les témoignages concordants, l'affaire fut stoppée là d'autant que l'homme avait passé deux jours hors de son domicile. 
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Mme WEBER, à la suite d'une demande expresse de Sylvain BAVOUZET, paysan, veuf, à CHAMBON, s'en alla garder ses enfants pour veiller à leur bonne éducation. 
Pour Jeanne Marie l'ambiance parisienne ne convenait plus ; la dépression l'avait même poussée à se jeter dans la Seine par deux fois d'où on l'avait repêchée. 
Pour son mari, employé chez un loueur de voitures, il n'était pas question de se défaire de son emploi qu'il ne retrouverait sans doute pas en province....D'autant que celui-ci avait fait de sa bonne sa maîtresse...et qu'un enfant allait arrivé.
 Elle partit donc seule. C'est sous son nom de jeune fille : MOULINET que la "cousine" s'installa donc chez M. BAVOUZET.
Germaine (16 ans) et Louise (11 ans) avaient parfaitement accepté la venue de Jeanne Marie. Le 17 avril 1908, le petit Auguste (9 ans) revint de l'école avec un début de fièvre. Jeanne Marie le fit s'aliter alors que ses deux soeurs allèrent prévenir leur père dans un village voisin. L'enfant fut veillé toute la nuit par le père et la "cousine". Au petit matin, Germaine partit travailler. Le père partit chercher du lait dans une ferme voisine et Louise fut envoyée en dehors de la maisonnée, chez l'épicière. Au retour du père, l'enfant était mort. Dans son chagrin, il ne verra pas les marques au cou de son fils, ni celle sur son front.
L'enfant mis en terre, le père et les filles, tous pris de doute, se remémorent les derniers moments de l'enfant. Le doute est entré dans la maisonnée. Tant et si bien que c'est l'aînée qui se rendra à la police pour faire part de cette situation. L'enquête est ouverte. Jeanne Marie va devoir s'expliquer. Les médecins vont pratiquer une autopsie : étouffements répétés et progressifs ayant entraînés le décès de l'enfant alors qu'on note une trace de méningite tuberculeuse. La mort de l'enfant est plus que suspecte. 
Des saisies eurent lieu. Une garde à vue sans arrestation. Des compléments d'enquête étaient attendus mais les dossiers de PARIS mettaient du temps à arriver. Puis vint le moment de l'incarcération. Son départ du village fut marqué par la présence de la jeune Louise qui se précipita au cou de Jeanne Marie pour l'embrasser. Effet de surprise.
 VÉNUS30° SCORPION : Un H. assis à sa table de travail prend des notes en consultant un livre ; sur la table on voit des échantillons de cailloux, quartz, ...des livres, et au mur des cartes.
De nouveaux rapports d'enquête sont demandés et arrivent : on parle de fièvre typhoïde....vite dénoncée par de nouvelles interprétations. Le maître d'école fait remarquer que l'enfant plutôt maigre se plaignait depuis quinze jours de maux de tête, qu'il se couchait sur son pupitre, pâlissait subitement, était pris d'accidents convulsifs durant la journée. Ceux-ci constatés par le médecin traitant, le Dr AUDIAT. 
Au bout de plusieurs semaines d'isolement, un NON LIEU arriva et la porte de la prison s'ouvrit (20 Avril). Jeanne était libre. 

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Bientôt, on la retrouve devant un médecin : après s'être dénoncée coupable de meurtres, elle est internée  dans un asile. Mais relâchée, (25 avril) elle fait la connaissance d'un ouvrier M.JOLLY un paysan de 40 ans à LAY ST RÉMY qui lui avait précédemment écrit lui proposant de l'héberger et avec qui elle reste 4 jours 

4 mai - Jeanne prend la route avec un certain BOUCHERY Émile pour COMMERCY. 

9 Mai - Le premier examen de l'enfant révèle que Jeanne Marie MOULINET a étouffé l'enfant avant de l'étrangler avec un mouchoir. Quand la nouvelle fut connue la population de COMMERCY rassemblée devant l'hôtel de ville poussant des cris hostiles.


Ne voulant pas répondre aux questions posées, elle fut incarcérée à la prison de St MIHIEL sans autre préambule. 
"Jeanne WEBER est une pervertie, immorale, qui sous l'influence de l'alcool (3 litres par jour) éprouve une jouissance érotique extraordinaire  en étranglant avec d'infinies précautions, presque avec science, un enfant"  
15 mai - attribution d'un avocat
Du 24 Juin au 15 juillet - rapports médicaux : aliénation mentale -
Direction asile de Maréville ; il n'y aura pas de procès.

24 Août 1918 décès de l'Ogresse.


mardi 20 janvier 2026

Jean COURNEYRE

BONJOUR,

Les choses se passent en Haute-Loire, dans la commune de Vieille Brioude en Novembre 1907.
 
Le 6 Novembre 1907, le corps de l'instituteur M. Jean BRIHAT originaire de La Chomette, (né le 4 Août 1850) était découvert près du pont ; son corps a été massacré ; on relève plus d'une dizaine de coups. En se rendant à son domicile afin de prévenir son épouse, les témoins découvrirent le corps de celle-ci (Marguerite GAY -63 ans) étendu sur son lit ; on lui avait asséné plusieurs coups (6) qui avaient entraîné son décès. Dans la pièce qui visiblement avait été "visitée", ils découvrirent le corps de leur petite fille : Marguerite BESSAIRE  (née le 4 août 1900 - 3 H) ; la mère de l'enfant : Jeanne Marie Césarine BRIHAT étant décédée depuis 1903, l'enfant vivait les 3 quarts de l'année chez ses grands-parents puisque son père, épicier et négociant s'était remarié en 1906.



L'enquête est vite menée. Les langues se délient. On dénonce Jean Léon COURNEYRE, 25 ans.


Le 2ème degré des POISSONS dans les monomères :

Une étendue de mer calme sur laquelle flotte un beau coffre que le flux rapproche du rivage. Quelques pêcheurs s'activent à entasser du goémon, tandis que l'un d'eux assis sur le sable regarde le coffre, en faisant glisser le sable entre ses doigts inoccupés.

Jean Léon COURNEYRE fils d'un fermier de pêche après avoir été garçon d'hôtel, fit son service militaire et revint près de son père pour le seconder. Mais son attitude de panier percé ne pensant qu'à dépenser son pécule dans des lieux mal famés ne laissait rien entrevoir de  bon pour son avenir.

Jean Léon COURNEYRE est, selon les habitants du village, un paresseux, joueur invétéré, le gosier toujours en pente, débauché, libertin qui a "fui" vers la capitale avec une jeune mineure devenue sa maîtresse (Anna MAZIN, 17 ans) après avoir promis le mariage à sa soeur aînée (Marguerite) 30 ans, qui a mis au monde un enfant (Henri Jean) né de ses oeuvres, deux mois plus tôt. 

5° POISSONS Un Homme ....encadré par deux jeunes filles,....Il tient la première par la taille et offre seulement le bras à la seconde....des amis l'attendent


Cette promesse de mariage a été en fait l'occasion pour lui d'obtenir de son père la part qu'il lui revient de l'héritage de sa mère décédée en 1903. Et en effet, Simon COURNEYRE lui a bien donné 400 francs dont il s'est servi pour régler une partie de ses dettes de jeu et de boisson. 

Anna MAZIN l'a suivi béatement dans la capitale où il a loué une chambre, persuadée qu'il se démène pour obtenir tous les documents nécessaires à leur mariage qu'elle espère prochain....car elle est bien enceinte.

Sans argent, on avait vu réapparaître Jean Léon dans le village ; son père à qui il avait réclamé de l'argent l'avait viré rudement. Mais dans la nuit du 4 au 5, la boulangerie BONNET avait pris feu. Soit 24 heures avant le drame de l'école. 
Des témoins l'ont vu dans le train à destination de PARIS au petit matin du 7 novembre. Descendu à MONTARGIS, un cordon de gendarmes l'attendait. Le soir même, il faisait le voyage de retour. 
À ARVANT, 200 personnes massées sur le quai le huèrent et voulurent lui faire son sort. 

Amené sur les lieux du drame, il nia farouchement. Ce soir-là, après la tuerie, couvert de sang, il était allé se changer dans la petite maison héritée de sa mère. Il avait jeté le ballot ensanglanté dans l'Allier ainsi que la hache qui lui avait servie. Une équipe de scaphandrier fut dépêchée sur place afin de retrouver l'arme du crime. 
Anna MAZIN  mit au monde une petite Marcelle le 19 mars 1908,  non reconnue par son père.
Le 12 décembre 1908, le procès se tient au PUY. Peu impressionné, Jean COURMAYRE, revêtu de la bricole, déconcertant de calme, continue de nier, railleur, agressif, violent, jetant l'épithète de menteurs
à des témoins dont la bonne foi était absolue. Après trois jours de débat, les jurés l'ont reconnu coupable des faits de vol et de meurtres. La peine de mort est décidée. Et celui qui déclarait qu'il ne signerait pas de pourvoi en cassation ni de recours en grâce a bien signé ces recours.

Le Président FALLIÈRES lui a accordé bien entendu comme à chaque fois sa grâce ; la peine commuée en Travaux Forcés il embarqua pour la GUYANE en janvier 1909 où la mort l'attendait. Celle-ci est enregistrée le 2 février 1910.

Anna MAZIN  qui assistait au procès se maria en mai 1910. La petite Marcelle fut reconnue au mariage par ce nouveau partenaire.

dimanche 18 janvier 2026

De St SIMON à St LAURENT

BONJOUR,

ROUCHET Jean Pierre est né sous le signe de la VIERGE le 27 août 1878 (18 H) à VELZIC dans le CANTAL.


Un stellium (amas de 4 planètes) en VIERGE, en Maison 7, et 3 autres planètes sont en signes de TERRE (TAUREAU : 2 et CAPRICORNE : 1) ce qui fait qu'il y a une Dominante TERRE (7). Possessivité. 
Le FEU (MC SAGITTAIRE) (SATURNE en BÉLIER)(VÉNUS et LUNE en LION) soit 4
un peu d'AIR (ASC VERSEAU : 1) 
et une carence en EAU : 0

JUPITER le Maître du MC est en Maison 12.
MERCURE Maître du signe natal est en opposition de SATURNE

MERCURE sur le 26° VIERGE : Un arbalétrier lance une pierre à l'aide d'une fronde et, devant lui, posées à terre, sont deux épées croisées surmontées d'une couronne royale.
K HITSCHLER décrit ce degré comme chargé d'agressivité, un caractère militaire, conquérant, susceptible de convenir à de grands sportifs (golf, escrime, tireur, lancer) mais aussi à des révolutionnaires. Il y voit la possibilité de procès et de meurtre.

SATURNE 1° BÉLIER : Un homme robuste......en marche....balance une massue...Il donne une impression de puissance tranquille mais décidée.
K HITSCHLER décrit un sportif, lutteur, dictateur, polémiste...

La LUNE en LION sur un degré (27°) de redoutable inconnu
Un homme tenant de la main droite une faux

Le SOLEIL VIERGE est carré à PLUTON

Malgré un magnifique cerf volant On trouve de nombreux carrés occasionnés par NEPTUNE et PLUTON.

Son SOLEIL conjoint à URANUS le rend assez imprévisible et la conjonction à MARS ce n'est pas que de la nervosité. 

Pour Anne Marie DEVÈZE qu'il a épousée en 1905 et qui lui a donné deux enfants c'est une déception. Le grand blondinet est un pilier de bar  aux poches percées qui est considéré comme insolvable. Sa réputation est très mauvaise et il n'a pas encore 30 ans.

Ils habitent un petit hameau au Giraoul. Ce mercredi 4 mars 1908, il a quitté sa maison vers 16 h et a épié la chaumière de Melle Clarisse PERTUS, une ancienne domestique de 68 ans qui a hérité, il y a peu et qui doit disposer d'un petit pactole qu'il lui soustrairait bien. 

La nuit est tombée, il s'approche de la maisonnée et toque à la porte. Melle PERTUS qui connaît bien le lascar le laisse cependant entrer. Elle est même prête à lui verser un verre de vin alors qu'il lui demande de lui prêter de l'argent. Il lui assure qu'il lui rendra. Mais la vieille fille refuse tout de go. Que nenni !

Jean Pierre ROUCHET est venu avec un gourdin. 
Le crime qu'il va commettre était-il déjà programmé ? C'est ce que concluront les jurés lors du procès qui se tiendra 6 mois plus tard. Car si son épouse s'est tue en voyant le beau linge emplir son armoire et les billets cachés dans cette pile de draps, il n'en a pas été de même des voisins qui n'avaient vu aucun rôdeur mais qui connaissaient bien "le ROUCHET".
Qui dans ce petit hameau avait pu s'en prendre à la vieille fille retrouvée le crâne fracassé, un coup de couteau dans le dos, le corps imbibé d'alcool et consumé par les flammes ? Sinon ROUCHET !...qui pensant effacer ses traces avait mis le feu aux vêtements de la victime avant de quitter les lieux. 

Arrêté après que les enquêteurs aient retrouvé le butin chez lui, son procès se tient le 6 août 1908. Son épouse ne sera pas inquiétée pour complicité. Elle pleure la mort de son petit dernier, en juin 1908. Les jurés n'ont pas trouvé de circonstances atténuantes à notre homme. La peine de Mort est le châtiment.
Mais nous sommes à une époque où le Président FALLIÈRES, ancien avocat, de gauche, est fervent défenseur de l'abolition de la peine capitale. Aussi, Jean Pierre ROUCHET demandera sa grâce vite accordée. La peine est commuée en Travaux Forcés.  Jean Pierre ROUCHET en aurait presque sauté en l'air....tant il est satisfait de cette réponse.  Il n'a pas encore pris conscience que la peine était à perpète.

Perpétuité dans un cadre hostile : la GUYANE ; il s'embarque le 05 juillet 1909.
Il ne tiendra pas longtemps à ce régime. Il meurt à l'hôpital de St LAURENT de MARONI le 1er Octobre 1917.

isalucy23@orange.fr


mercredi 24 décembre 2025

ETTORI Jean Simon, le bandit sans-emploi

BONJOUR,

Scicca ou Jean Simon ETTORI est né en 1874 -selon sa fiche matricule sur laquelle ne sont pas indiqués le jour ni le mois- à Mona Croce.(Petreto-Bicchisano).  Il est le fils de Michel et Maria Nona RITROSI mariés en 1864 et serait né le 4 janvier 1876 à Mona Croce.

 Il vit dans la vallée du Taravo. Il a effectué son service militaire et en est ressorti avec un certificat de bonne conduite. 
Si l'on suppose qu'il est né le 4 janvier 1876, notre homme serait CAPRICORNE. Son SOLEIL conjoint à MERCURE expliquerait les différentes unions. Le thème ici a été orienté pour une naissance à 12 H.

Marié à Angee TAFANELLI, il est père de deux enfants quand sa vie va être bouleversée, en 1900.

1907 Première condamnation pour meurtres.
1912 - déclaré insoumis au contrôle puis insoumis du temps de guerre lors de la mobilisation générale.
Mars 1919 -selon sa fiche matricule- condamné à mort par contumace, pour coups et blessures volontaires violences avec intention de donner la mort, à des agents de la force publique et tentative de meurtre. 
Il restera dans le maquis.



Les jours sans gloire du bandit ETTORI victime ....du pardon des hommes.


ETTORI capturé en 1934 bénéficia d'une grâce miraculeuse et fut remis en liberté. Après avoir vécu avec deux compagnes, il serait le père de 7 enfants. 


Ce bandit-d'Honneur serait décédé en mars 1962.

isalucy23@orange.fr

samedi 6 décembre 2025

À la veille de NOËL, à PARIS

BONJOUR,

Dans la capitale, Boulevard Magenta, un taxi roulant à vive allure, fauche une passante....


La victime, une femme de 48 ans : 

Jeanne DEMMER veuve BOISSEAU, née à PARIS, le 30 juin 1874 (8h) dans le 19ème arrondissement.


Et cette avant-veille de Noël, le risque accidentel est grand (conjonction MARS-URANUS) tout comme le noir, l'ombre de PLUTON, le risque hémorragique, l'aspect de démolition (PLUTON opposé à MERCURE)


ce 23 décembre 1922

On remarquera l'arrivée de PLUTON (r) (10°.. CANCER) et URANUS (10°.. POISSONS) au sextile du MC (10°42 TAUREAU) de Mme BOISSEAU.
MERCURE en CAPRICORNE tout en étant au trigone du MC se trouve donc en opposition de PLUTON. MERCURE ici proche de la LUNE natale, en CAPRICORNE est également en opposition de la conjonction natale SOLEIL-MARS. Le SOLEIL est le Maître de l'ASC LION.
NEPTUNE (r) arrivé en LION (17°..) est proche de l'ASC en Maison 12 ; NEPTUNE est le premier maître de la Maison 8. Il revient dans l'orbe d'une opposition à SATURNE natal (13°) en VERSEAU.
SATURNE (18°34) BALANCE en Maison 3 est en sextile à NEPTUNE (r) en Maison 12 ; il est dans l'orbe d'un carré à la LUNE natale (15°..) en CAPRICORNE  en Maison 5. La LUNE se trouve être le Maître du signe natal : CANCER.
La conjonction MARS-URANUS en POISSONS est en Maison 7. L'affrontement est notable.
JUPITER est arrivé en Maison 4, en SCORPION (11°..) d'où il fait une opposition au MC. natal tout en étant dans l'orbe d'un carré à SATURNE natal (r) (13° VERSEAU)
VÉNUS (Maîtresse de la Maison 10) accompagne JUPITER dans ce signe et cette maison. Elle aussi est dans l'orbe d'un carré à l'ASC et dans l'orbe d'une opposition à PLUTON natal. 
La LUNE arrivée en POISSONS est dans un possible demi-carré (45°) à sa position de naissance. 

Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr


dimanche 16 novembre 2025

Le meurtre de Port-Louis

BONJOUR, 

La petite Edvina KERLO est née le 9 mars 1911 à 23 H à Port Louis dans le Morbihan (56). 
C'est une jeune blondinette et svelte, connue dans son quartier pour faire brouter sa chèvre chaque jour sur les fortifs. 
On peut noter différents carrés VÉNUS-LUNE, VÉNUS-NEPTUNE, PLUTON-SOLEIL, SATURNE-URANUS et SATURNE-MARS, un demi carré SOLEIL-SATURNE, une opposition MARS-NEPTUNE, de beaux trigones, la présence de JUPITER à l'ASC. 

Son père, François, est Mort pour la France (14 Novembre 1918) lors de la Première Guerre Mondiale alors qu'il était prisonnier à l'Hôpital de Constantinople en tant que quartier maître mécanicien à bord du sous marin Turquoise. 

En Octobre 1919, elle est adoptée par la Nation comme beaucoup d'enfants orphelins de guerre.

Sa mère, Marie Hélène LE BIHAN est comme son époux originaire de Riantec (Morbihan-56) elle s'est retrouvée orpheline très tôt et elle assume ses responsabilités seule désormais. 
Née le 5 juin 1882 à Riantec (2 H du matin) sous le signe des GÉMEAUX Asc BÉLIER

9 planètes se trouvent sous l'Horizon. Le SOLEIL est soutenu par une conjonction à JUPITER mais de violents carrés existent : SOLEIL carré à URANUS, JUPITER carré à URANUS, MARS carré à SATURNE et MARS Carré à NEPTUNE. VÉNUS est en opposition du MC 
La LUNE en CAPRICORNE reste malgré tout bien aspecté au MC

Les éléments TERRE dominent (MC+5 soit 6) le FEU(ASC+1 soit 2) l'AIR (2) et l'EAU (2).

En août 1922, Marie Madeleine LE BIHAN, 39 ans, la mère d'Edvina, cabaretière, doit partir faire des achats à LORIENT ; elle lui confie le commerce qu'elle tient. Habituée du fait, Edvina, 11 ans, est généralement accompagnée de son amie la petite JÉGOUZO, 12 ans quand sa mère s'absente, une fois par semaine. Mais cette fois-ci, il n'en est rien. Son amie n'a pu venir. Edvina se retrouve ainsi seule.

Ce 8 août 1922, le corps ensanglanté de l'enfant est retrouvé sous le comptoir du bar. Elle porte 3 plaies au niveau du front dont une à gauche. La plus grande fait 2 cm. Une section nette qui n'a pas endommagée la boîte crânienne. Plusieurs plaies contuses au niveau de la partie antérieure des pariétaux de la région médiane et une plaie contuse avec fracture du crâne au niveau de la tempe gauche. Un petit fragment d'os se trouve dans les cheveux. 
On trouva sur les lieux un poids en fonte d'un kilo ensanglanté.

La petite RIEUX, 12 ans, raconte : 
"J'ai vu la petite Elvina, la figure ensanglantée qui cherchait à sortir. À ce moment-là, un bras plein de sang aussi s'est élevé et à verrouiller la porte. C'était celui d'une femme car il était bien mince. 250 mètres plus loin, j'ai rencontré Mme DROUGUET à qui j'ai raconté ce que j'avais vu."

Quand la mère rentre de ses courses, elle comprend qu'un malheur est arrivé


C'est le témoignage de cette jeune morbihannaise : RIO Émilie (en fait c'est Amélie  !)de Port-Louis, 20 ans, fille d'un ancien conseiller municipal,  qui va permettre 

aux policiers chargés de l'enquête d'aller sur la trace d'une bohémienne, marchande de bibelots, colporteuse, vêtue de noir, le teint basané. Son témoignage est crucial. 

Elle restera tout l'après-midi sur les lieux, amie de la mère et de la jeune victime, elle semble calme, les traits reposés, pleine de compassion, alors qu'on entend les sanglots de Mme KERLO au fond de la boutique. Elle est présente auprès des journalistes venus faire une chronique. Elle les fait approcher du lit de la victime couchée dans une robe de mousseline blanche. Elle leur montre la mare de sang, les papiers d'emballage couverts d'une pluie de sang. Elle acquiesce quand un journaliste faire remarquer qu'il a fallut beaucoup de force au criminel pour provoquer de tels jets.

**********


Possédant le signalement de la "coupable présumée" on bat la campagne pour la retrouver. Des volontaires se sont joints aux gendarmes. On suppose qu'elle est habituée des lieux, qu'elle connaît les habitudes de la maison. Il est vraisemblable que le vol est le mobile. Il n'y avait rien dans les tiroirs du comptoir du commerce mais l'armoire dans la chambre à l'étage, a été visitée, chamboulée, vidée de son contenu. On y a trouvé une vingtaine de francs. 

La battue n'a rien donné. On a poussé les investigations jusqu'à LORIENT. On a bien trouvé une cartomancienne mais elle a un bon alibi pour cette journée. Le même soir, un autre bruit circule. La coupable serait une jeune fille de Loc Malo. Elle a été entendue par le juge BRUGUIÈRE qui s'est attaché aux détails de la déclaration de la jeune fille..... mais pas d'arrestation. Mme PHILIPPO, une résidente en villégiature est venue faire un témoignage qui leur a également paru intéressant. Puis suivirent Mme COSTEVEC, le jeune apprenti cimentier GUENNEC de 17 ans, qui travaillait en face et fut témoin des cris de l'enfant. En fait, le Parquet ne dispose pas de preuves suffisantes....même si ses propos sont en parfaite contradiction avec les témoignages déjà enregistrés. La jeune fille est extrêmement forte et se défend avec maestria. Ils sont certains également que la jeune RIEUX a reconnu dès le premier moment la meurtrière mais qu'elle ne veut rien dire. 

Émilie RIO le jour des obsèques est encore présente sur les lieux du crime. Elle sanglote sur l'épaule d'une amie : "Ils disent que c'est moi. Tu sais que ce n'est pas possible"

Le Jeudi 10, vers 17 H, l'affaire est laissée entre les mains de M. LABOUÉRIE, chef de la brigade mobile de RENNES et de ses dévoués inspecteurs. 

C'est là que deux témoins se manifestent :  

M. ORÉLIO, négociant à LocMalo et Mme JAOUEN, un témoin qui avait observé un prudent silence jusque là, qui s'en vint faire une déclaration complémentaire. Il fallut toute l'autorité de son époux pour qu'elle se décida le soir du Vendredi 11. M JAOUEN déclara que Melle RIO était une menteuse effrontée qui affirmait avoir été présente jusqu'à 10 H alors qu'en fait elle était là jusqu'à 10 H 45. Sa femme était présente quand la criminelle sort de la boutique pour se laver les mains couvertes de sang dans un seau d'eau. Mme JAOUEN donna divers détails permettant de confirmer ses dires. 

Une confrontation fut exigée. La jeune RIO bien que troublée par ce témoignage, nia encore les faits. 

Au moment de son arrestation, quelques heures plus tard, elle va avouer et indiquer où elle a caché l'arme du crime : un marteau muni d'une panne carrée qu'elle a utilisé pour frapper la jeune Edvina. Il est retrouvé à l'endroit indiqué, encore ensanglanté. Mais les médecins qui ont observé la victime prétendent que le marteau ne peut à lui seul avoir provoqué les blessures à la tête.

Dans la nuit du Vendredi 11 au Samedi 12 août, la jeune RIO Émilie dépressive est conduite à la gendarmerie de Port Louis, accompagnée deux gendarmes pour la soutenir. Dès son arrivée à la maison d'arrêt, elle se jeta la tête contre les murs. Son état d'énervement prit fin ; écrasée de fatigue et l'insomnie contre lesquelles elle luttait depuis 3 jours et 3 nuits, elle s'endormit d'un sommeil pesant ne s'éveillant qu'une fois. 

Le 12 août, dans la maison d'arrêt, alors qu'elle vient d'avouer le crime, elle met en cause un complice. 

Par chance pour ce brave homme son alibi fut confirmé. 
Mais les explications étaient nécessaires. Pourquoi ce crime ? 

- J'ai menti, j'étais seule !
Seule elle le restera. Elle qui devait se fiancer ce même jour avec un jeune capitaine au cabotage de Lorient, restera bien en cellule dans l'attente de son jugement.

Le 13 août, on retrouve cachés dans des taies d'oreiller et sous une housse de lit, à son domicile, la jupe, le tablier et le corsage, les vêtements ensanglantés de la criminelle. Le marteau fut retrouvé sous une armoire au 1er étage.
 Amélie (et non Émilie) RIO fut condamné aux Travaux Forcés à perpétuité. Peine qui sera commuée en 20 ans. Elle sortira en septembre 1943. Elle décèdera à Port Louis -où elle est de retour-, le 27 novembre 1984.

Amélie Louise RIO était née à Port Louis, le 26 mars 1902 à 13 H



Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr

samedi 15 novembre 2025

HUQUET Eugène, la vengeance d'un père.

BONJOUR,

Le 28 janvier 1922, HUQUET Eugène Pierre Marie François, noie ses 4 enfants "pour causer de la peine à sa femme".


Eugène HUQUET est originaire de Plénée Jugon (22) étant né le 13 mars 1881 (6 H) ; il a perdu sa mère tôt n'ayant que 3 ans. Son père se remarie et il aura donc une belle-mère qui lui donnera des demi-soeurs et frères.


Natif des POISSONS, Asc POISSONS -signe double- on remarque 8 planètes sous l'Horizon
Les éléments FEU (MC+3 soit 4) et TERRE (4) dominent devant l'EAU (ASC+2 soit 3) et l'AIR (1)
Lilith est en CANCER en Maison 5 - PLUTON est carré à la LUNE - MARS est carré à NEPTUNE
URANUS est au DESC en opposition nette de l'ASC

Il travaille auprès de son subrogé tuteur jusqu'à son service militaire au 2ème régiment  d'Infanterie à Granville. 
Il épouse en 1912 à Sévignac d'où est originaire Claire BRIENS née en  avril 1886. Ensemble ils exploitent une ferme. La guerre éclate, il est mobilisé. Il est blessé par un obus à l'omoplate et fait prisonnier. Libéré en 1916, il revient dans son foyer en tant que grand blessé, réformé. 

Lui, trapu, de taille moyenne, cheveux blonds et yeux bleus, moustaches tombantes, est d'un caractère doux mais la guerre l'a rendu irascible, brutal et la pauvre Claire va en faire les frais.

Installés au Bois Mottay dans une exploitation d'environ 25 hectares. Travailleur acharné,  il fait travailler femme et enfants. Du moins les plus grands : l'aîné, Élie né en 1913 et Marie Claire en 1914 sont mis à contribution dans les champs avec Claire, leur mère. Mais ce n'est jamais assez pour lui. 
Et quand Eugène HUQUET est insatisfait du rendement de sa maisonnée, les coups pleuvent. Ils ne sont pas dans la gêne. L'ex-combattant reçoit une pension militaire de 1 500 francs, la ferme est bien pourvue : 14 vaches, 4 chevaux, un petit troupeau d'une dizaine de moutons, de nombreuses volailles. On n'y est pas riche mais on y vit bien. 

En Octobre dernier, Claire s'est décidée à déposer plainte contre lui auprès de la Gendarmerie. Mais alors qu'elle était enceinte d'un cinquième enfant, elle céda aux suppliques de son époux et retira cette plainte. Dans le même temps, Eugène HUQUET était condamné à DINAN pour violences envers un voisin. Dans son thème on note qu'il subissait un carré de NEPTUNE à NEPTUNE natal.

Le dimanche 22 janvier 1922, Eugène s'est une fois de plus défoulé sur elle.
Ce jour-là, PLUTON (r) est carré à SATURNE (r) - MARS est carré à MARS natal alors que ce jour-là MARS est carré à NEPTUNE natal. La LUNE est carré à la LUNE natale.   Claire, gravement blessée à la tête, le corps douloureux, s'enfuit de la gentilhommière en direction de chez son père. Elle a du laisser derrière elle ses 4 petits (Elie 8 ans, Marie Claire 7 ans, Eugène 3 ans, Albert 17 mois) de peur d'être entravée dans sa course. 

Mais son état fiévreux ne lui permet pas d'aller au delà de la Racine en SÉVIGNAC, chez son oncle, M. CHALAIS qui prend la décision de la faire aliter alors qu'elle délire.  
Devant cette situation, Élie BRIENS, le père de Claire s'informe des dispositions à prendre afin d'obtenir une séparation et à ramener les enfants près de leur mère mais le Vendredi, averti par son beau père des démarches poursuivies, Eugène HUQUET qui refuse de laisser partir ses enfants, se rend tardivement à la Racine afin de décider son épouse à reprendre la vie commune. 
Il est 22 H et il n'obtient qu'un refus très justifié. Il insiste et tente même de l'extirper du lit où on l'a couchée. Cette fois, M et Mme CHALAIS aidés de deux domestiques mettront hors de chez eux le furieux et grossier personnage. 
Dépité, Eugène HUQUET se rendit alors chez un voisin, M SICOT où il s'épancha et exhala ses récriminations ; M SICOT lui conseilla de se calmer, de reconnaître ses torts et de rentrer s'occuper de ses petits. C'est ce qu'il fit comprenant que M SICOT se disposait à prévenir le maire de PLÉLAN....
 
Mais vers 4 H du matin, samedi 28 Janvier, Jour de Nouvelle LUNE en VERSEAU,  il revient chez l'oncle de son épouse y faire une scène d'une extrême violence. 
La Nouvelle LUNE est au carré de VÉNUS natale. 
C'est sur de nouvelles menaces de mort qu'Eugène quitte les lieux, sur ces paroles : 
 
- je tuerai ma femme, je tuerai mes enfants et je me suiciderai.

Samedi matin, après son passage, Claire soutenue par son oncle se rend à BROONS déposer une plainte. 
À ce moment-là, tous ignorent qu'il est déjà trop tard.
Eugène HUQUET à l'aube est allé prendre chacun de ses enfants encore endormis qu'il a noyé successivement dans une mare proche de sa ferme. La petite Marie se réveilla bien et supplia son père de ne pas la noyer mais ses suppliques furent vaines. 
 Ce fut un voisin, M. QUINQUENEL qui aperçut sur la rive le corps d'Eugène, inanimé, dans un coma éthylique. Les corps des enfants furent sortis de l'eau et alignés à ses côtés. Revenu à lui, il n'éprouva aucune émotion. C'est avec froideur qu'il affronta les questions des gendarmes, du juge d'instruction et du Procureur dépêchés sur place. Il reconnaît même la préméditation de son geste. 
-J'ai voulu me suicider mais dans l'eau, j'ai réfléchi que cela ferait trop de plaisir à ma femme. J'ai pensé à lui faire honte. Je me suis retiré de l'eau. 
À son beau-frère, BRIENS, accouru à la nouvelle du grand malheur qui touchait sa soeur, il demande :
- Voyons HUQUET, tu ne regrettes rien ? 
- NON Pourquoi je regretterais ! je veux que ma femme meure de regret et de honte.
Après avoir passé une nuit auprès des corps de ses enfants, il est amené à DINAN, lundi matin, entouré des forces de l'ordre alors qu'au Bois MOTTAY, on dispose sur un char à bancs les 4 petits cercueils recouverts d'un drap blanc jusqu'à PLÉLAN LE PETIT, où vont être célébrées les obsèques des jeunes victimes hors la présence de leur mère qui ignore encore tout de l'horrible fin de ses petits. 
 

Devant l'émotion provoquée par ce drame, le Journal OUEST ÉCLAIR, le 3 février, prend le parti d'expliquer à ses lecteurs, la situation de la mère de famille en donnant des détails sur les blessures qui lui ont été infligées par son époux avant de s'enfuir chez son oncle. 
Claire, éplorée, est présente au Procès....Il a mérité 4 fois la Mort ! déclare-t-elle après avoir répondu aux questions du Président ; une scène qui a fait forte impression sur l'assemblée. Elle a mis au monde son 5ème enfant, une petite fille : Yvonne, le 30 mai 1922.

Le 6 juillet 1922, après 40 minutes de délibération, Eugène HUQUET est condamné à la peine de Mort. 
NEPTUNE est toujours au carré de NEPTUNE Natal et en opposition de MARS natal. 
Le SOLEIL est en transit sur Lilith natale à 150° de MARS natal. 
URANUS est passé en Maison 1. Il est rétrograde en opposition à URANUS natal. 
MERCURE est passé au F.C. (23°50 GÉMEAUX). PLUTON est toujours en CANCER, en Maison 4, au sextile de la conjonction natale VÉNUS-NEPTUNE. 

                                                         

Impassible, devenu blanc, il encaisse le coup. Dehors, la foule s'est massée sloguant  : "À Mort ! À bas l'assassin ! À la guillotine". De crainte d'un lynchage, Eugène HUQUET sera évacué (mort de peur) par l'arrière du Tribunal. 
Il fera appel de la décision mais le 17 Août son pourvoi est rejeté.
Le 10 octobre 1922 à Saint BRIEUC la sentence est mise à exécution. À 3 heures du matin un service d'ordre avait été mis en place depuis le pont de Gouédic jusqu'à la maison d'arrêt pour éviter tout débordement. Seuls les porteurs de cartes étaient autorisés à passer. À gauche de la prison, les bois étaient portés dans un silence impressionnant. L'homme dort encore dans sa cellule. On a du par deux fois lui taper sur l'épaule pour le sortir du sommeil. On l'a informé que son pourvoi a été rejeté et on lui propose une entrevue avec l'aumonier qu'il accepte. "Je suis content de mourir, je vais revoir mes petits enfants" ; il se confesse, entend la messe. On lui a apporté du rhum, il bourre une pipe. Il remercie son gardien. Le moment est arrivé.
Il s'est rendu de manière automatique vers la guillotine, sans faiblesse ni révolte, 4 pas, puis un bruit mat. Le corps est porté au nouveau cimetière. Le cercueil est juste assez grand. Les employés peuvent à peine le fermer. Deux minutes plus tard, il est descendu en terre. 
PLUTON (11°13 CANCER) est au carré de SATURNE (11°21 BALANCE) ce jour-là
MARS (16°08 CAPRICORNE) est carré au SOLEIL (16°.. BALANCE) ce même jour.


Bonnes Recherches,
isalucy23@orange.fr