BONJOUR,
Libérée, délivrée, je ne mentirai plus jamais
Libérée, délivrée, c'est décidé je m'en vais
C'est sans doute ce que se disait Jeanne Marie MOULINET les deux fois où elle a été présentée devant la Justice pour répondre des accusations de meurtres sur des enfants.
Jeanne Marie MOULINET est née à Kérity (Paimpol) le 7 Octobre 1874 (11 H)
TERRE (3) AIR (MC +3 soit 4) FEU (ASC + 3 soit 4) EAU (1)
En Maison 10, en BALANCE (14°), SOLEIL conjoint à JUPITER sextile à URANUS, trigone à SATURNE
mais MERCURE en SCORPION opposé à NEPTUNE
VÉNUS, maîtresse du signe de la BALANCE, en Maison 12, en opposition de PLUTON -demi carré au SOLEIL.
22° Taureau : "...dont un vol entoure le sommet.
MC 1° BALANCE 1° BALANCE Dans un chemin d'une campagne aride, un homme s'avance ayant un pistolet dans chaque main.....
14° BALANCE Un miroir au-dessus d'une table sur laquelle sont jetés masques, loups, fards, tout ce qui sert à dissimuler sa personnalité.....
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Les premières plaintes sont déposées le samedi 8 avril 1905 par les époux Charles WEBER qui accusent leur belle-soeur d'être à l'origine d'une tentative de meurtre sur leur fils, Maurice, un bébé de 11 mois transporté à l'hôpital dans un état très grave. Ils déclarent également que Jeanne Marie MOULINET épouse WEBER tient des propos bizarres. Elle prétend être suivie par la Police qui la soupçonne d'avoir tué ses deux enfants : un fils tout récemment (le 22 mars) et une fillette, 4 ans auparavant.
M. Pierre WEBER, camionneur, s'en vint lui aussi faire une déclaration contre sa belle soeur suite au décès de ses deux enfants : Suzanne et Georgette, 3 ans et 18 mois, à 8 jours d'intervalle. (les 2 et 11 mars 1905)
M. Léon WEBER, vint déclarer à son tour, que suite à une visite chez sa belle-soeur, leur fille : Germaine, 7 mois, avait succombé le 26 mars dernier, dans des conditions suspectes.
Suite à toutes ces déclarations, le commissaire de Police, réclame les permis d'inhumer des enfants désignés. Tous font apparaître des raisons médicales précises. Aucun doute là dessus.
Les renseignements sur le couple sont intéressants ; s'ils sont bons pour M. Jean WEBER ils sont nettement intrigants pour Jeanne Marie considérée comme aliénée mentale. Celle-ci est convoquée et arrêtée.
La Presse relate déjà l'affaire :
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Des plaintes supplémentaire arrivèrent. M. Alexandre dont la fille Lucie était morte le 25 décembre
Jeanne Marie WEBER enceinte de plus de 3 mois va faire une fausse couche durant son inculpation.
Le Juge fait remarquer à cette dernière que les circonstances de tous ces décès sont les mêmes.
Les soupçons qui planent contre elles sont mis à mal par les experts cités à la barre ; le doute plane.
L'avocat s'en sert habilement pour réclamer la liberté de sa cliente.
Elle aurait pu bénéficié d'un NON-LIEU si l'époux même de Jeanne Marie WEBER n'avait pas insisté auprès du Juge :
"Il est utile qu'elle comparaisse devant les Assises. Un jugement seul peut faire admettre sans restriction son innocence"
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Après cet acquittement, on aurait du oublier l'Étrangleuse sauf que le 6 avril 1906, M.WEBER s'en va au commissariat déclarer qu'il vient de découvrir dans son lit, le corps d'un homme qu'il n'a pas pu réveiller. Alphonse CAMBEFORT, ouvrier peintre, selon les déclaration de Jeanne Marie était arrivé le jeudi matin, à 8 H, dans un état d'ivresse tel qu'il s'écroula sur le lit et ne se réveilla pas alors que Mme WEBER le secouait. N'y parvenant pas, elle se rendit chez la concierge et chez une épicière alors que son mari arrivait et trouvait l'homme.
Les témoignages concordants, l'affaire fut stoppée là d'autant que l'homme avait passé deux jours hors de son domicile.
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Mme WEBER, à la suite d'une demande expresse de Sylvain BAVOUZET, paysan, veuf, à CHAMBON, s'en alla garder ses enfants pour veiller à leur bonne éducation.
Pour Jeanne Marie l'ambiance parisienne ne convenait plus ; la dépression l'avait même poussée à se jeter dans la Seine par deux fois d'où on l'avait repêchée.
Pour son mari, employé chez un loueur de voitures, il n'était pas question de se défaire de son emploi qu'il ne retrouverait sans doute pas en province....D'autant que celui-ci avait fait de sa bonne sa maîtresse...et qu'un enfant allait arrivé.
Elle partit donc seule. C'est sous son nom de jeune fille : MOULINET que la "cousine" s'installa donc chez M. BAVOUZET.
Germaine (16 ans) et Louise (11 ans) avaient parfaitement accepté la venue de Jeanne Marie. Le 17 avril 1908, le petit Auguste (9 ans) revint de l'école avec un début de fièvre. Jeanne Marie le fit s'aliter alors que ses deux soeurs allèrent prévenir leur père dans un village voisin. L'enfant fut veillé toute la nuit par le père et la "cousine". Au petit matin, Germaine partit travailler. Le père partit chercher du lait dans une ferme voisine et Louise fut envoyée en dehors de la maisonnée, chez l'épicière. Au retour du père, l'enfant était mort. Dans son chagrin, il ne verra pas les marques au cou de son fils, ni celle sur son front.
L'enfant mis en terre, le père et les filles, tous pris de doute, se remémorent les derniers moments de l'enfant. Le doute est entré dans la maisonnée. Tant et si bien que c'est l'aînée qui se rendra à la police pour faire part de cette situation. L'enquête est ouverte. Jeanne Marie va devoir s'expliquer. Les médecins vont pratiquer une autopsie : étouffements répétés et progressifs ayant entraînés le décès de l'enfant alors qu'on note une trace de méningite tuberculeuse. La mort de l'enfant est plus que suspecte.
Des saisies eurent lieu. Une garde à vue sans arrestation. Des compléments d'enquête étaient attendus mais les dossiers de PARIS mettaient du temps à arriver. Puis vint le moment de l'incarcération. Son départ du village fut marqué par la présence de la jeune Louise qui se précipita au cou de Jeanne Marie pour l'embrasser. Effet de surprise.
VÉNUS30° SCORPION : Un H. assis à sa table de travail prend des notes en consultant un livre ; sur la table on voit des échantillons de cailloux, quartz, ...des livres, et au mur des cartes.
De nouveaux rapports d'enquête sont demandés et arrivent : on parle de fièvre typhoïde....vite dénoncée par de nouvelles interprétations. Le maître d'école fait remarquer que l'enfant plutôt maigre se plaignait depuis quinze jours de maux de tête, qu'il se couchait sur son pupitre, pâlissait subitement, était pris d'accidents convulsifs durant la journée. Ceux-ci constatés par le médecin traitant, le Dr AUDIAT.
Au bout de plusieurs semaines d'isolement, un NON LIEU arriva et la porte de la prison s'ouvrit (20 Avril). Jeanne était libre.
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Bientôt, on la retrouve devant un médecin : après s'être dénoncée coupable de meurtres, elle est internée dans un asile. Mais relâchée, (25 avril) elle fait la connaissance d'un ouvrier M.JOLLY un paysan de 40 ans à LAY ST RÉMY qui lui avait précédemment écrit lui proposant de l'héberger et avec qui elle reste 4 jours
4 mai - Jeanne prend la route avec un certain BOUCHERY Émile pour COMMERCY.
9 Mai - Le premier examen de l'enfant révèle que Jeanne Marie MOULINET a étouffé l'enfant avant de l'étrangler avec un mouchoir. Quand la nouvelle fut connue la population de COMMERCY rassemblée devant l'hôtel de ville poussant des cris hostiles.
Ne voulant pas répondre aux questions posées, elle fut incarcérée à la prison de St MIHIEL sans autre préambule.
"Jeanne WEBER est une pervertie, immorale, qui sous l'influence de l'alcool (3 litres par jour) éprouve une jouissance érotique extraordinaire en étranglant avec d'infinies précautions, presque avec science, un enfant"
15 mai - attribution d'un avocat
Du 24 Juin au 15 juillet - rapports médicaux : aliénation mentale -
Direction asile de Maréville ; il n'y aura pas de procès.
24 Août 1918 décès de l'Ogresse.










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