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Antonin CROS est né à Chirassimont dans la Loire (42) le 9 mai 1892 (18 H)
sous le signe du TAUREAU (29°) Asc SCORPION
29° TAUREAU : un homme robuste, un fouet à la main....
VÉNUS 13° CANCER : ...on voit émerger un homme robuste, l'air farouche....
Les éléments EAU (ASC+3 soit 4) devancent la TERRE (3), l'AIR (3), le FEU (MC+1 soit 2)
MERCURE est également en TAUREAU mais reçoit une opposition d'URANUS et un carré de MARS
L'ASC en SCORPION dispose de deux maîtres : MARS et PLUTON ; MARS est au trigone du second (PLUTON). MARS est cependant au carré de MERCURE (maître de la M 8 et 2ème maître de la M 10)
Son père est déjà âgé à sa naissance. Il était le "petit" dernier d'une fratrie de 3 enfants : 1 fille et 2 garçons.
C'est à partir de 4 ans, qu'on remarqua une nette différence de taille entre lui et les autres enfants du même âge.
De lui, on dit, qu'à 10 ans, il mesurait 1,62 m et à 14 ans, il faisait déjà 2,02 m. et pesait 110 kilos. Il prend environ 8cm par an. Mais quand s'arrêtera-t-il ?
L'extravagant et original URANUS proche de l'ASC SCORPION en est-il responsable ?
Toujours est-il qu'on remarque qu'il est bien proportionné. Sa stature est remarquable et on ne note aucune déformation, cas assez rare dans le gigantisme -qui est considéré comme une anomalie par les scientifiques-. Les os des jambes généralement se déforment. Là, NON !
En fait, on apprend que cela n'avait rien d'exceptionnel dans la famille.
Son arrière grand père maternel mesurait déjà 2,10 m et un de ses cousins avait atteint 2,30 m. Son cas intéresse cependant les médecins de la Faculté de PARIS qui se déplacent pour l'observer.
Ses parents étant tisserands, il avait pensé en faire de même ; mais il s'est avéré que ses doigts étaient trop gros pour le métier à tisser. Son père décède alors qu'il a 7 ans.
On lui proposa d'être commis boucher. Sa force herculéenne donnait de bons résultats. (Il est à noter que les géants sont généralement faibles)
Il vint en aide à ses parents en distribuant des journaux, allant de porte en porte, les livrer.
La vie d'un géant n'est pas simple : il est obligé de se plier en deux pour passer une porte, pour prendre un repas en commun ; le verre qu'on lui propose ressemble dans sa main à un dé à coudre, l'assiette se perd dans sa main. Il engloutit une soupière de potage, dévore un civet de lapin accompagné de plusieurs miches de pain......Et pour dormir, les lits étant trop petits, il convient de mettre une table ou un fauteuil au bout pour que ses pieds puissent s'y poser. Le mieux étant encore de déposer deux matelas sur le sol.
Quant à son habillement, le tailleur utilise 7 mètres de draps pour un costume. Le perruquier et le chapelier montent tous les deux sur un escabeau ou une échelle afin d'atteindre sa chevelure ou sa tête à coiffer.
Ses chaussures lui sont fournies par la Maison "Regal Shoes et Cie" de Philadelphie qui s'est engagée à ne pas majorer ses prix pour pouvoir créer "chaussure à son pied".
Se déplacer dans les rues est pour lui source d'ennuis, il ne sait où mettre ses pieds pour ne pas blesser ses accompagnateurs.
Il se déplace généralement en voiture.
Entre 1908 et 1912, il fait quelques apparitions dans des théâtres et dans des salles des fêtes jamais dans les foires ; la vie itinérante des cirques ne lui ayant pas plu. (Le TAUREAU est attaché à sa terre. Ce n'est pas un nomade.) Il a un succès retentissant...d'autant qu'on lui associe des partenaires nains (65cm), les Colibris Béarnais.
À 19 ans, en 1911, il mesurait 2,25 m. (dont 1,05 m de jambes) pour 130 kilos. Il n'est pas obèse, sa dentition est bonne même si on note que le maxillaire inférieur est allongé.
En Octobre 1912, il fut remarqué et engagé par la Maison MARÉCHAL de PARIS spécialisée pour faire parader les phénomènes à travers le pays et le monde, l'engage du côté de ROANNE.
La troupe GULLIVER et LILLIPUT était une attraction de premier ordre.
Le 2 avril 1913, répondant à ses obligations militaires, il se présente à St Symphorien en Lay. Le gendarme chargé de le mesurer eut toutes les peines du monde à réaliser sa tâche provoquant l'hilarité de l'assistance.
Apte au service, il fut enrôlé dans un bataillon d'artillerie de forteresse.
Mais il tombe malade en octobre 1913 et après deux sursis, suite à une tuberculose rénale, il sera réformé en décembre de la même année.
Le jeune homme mourut chez lui, "dans ses foyers", le 14 Janvier 1914.
Bonne Lecture,
isalucy23@orange.fr
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