samedi 11 juillet 2026

FANTOMAS et la BANDE JAUNE

BONJOUR,


FANTOMAS ou plutôt André CHAHUREL est né en MAYENNE le 18 Novembre 1917 (19 H).


FANTOMAS est BÉLIER Asc CANCER


Vêtu correctement d'un complet gris foncé, petit mais solide, des cheveux couleur d'ébène, rejetés en arrière, au-dessus d'un visage allongé, au nez pointu, aux lèvres épaisses, un foulard de soie de couleurs vives dissimule en partie une chemise beige sur le plastron de laquelle s'étale une cravate aux couleurs voyantes, le chef de la "Bande Jaune" se présente soutenu par son avocat Me PORET.

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On découvre petit à petit qui est ce jeune homme qui pleurniche au début de l'audience, une comédie destinée aux jurés qui défilent devant lui, après le tirage au sort. Tout juste ce qu'il convient de larmes pour leur laisser croire qu'il éprouve quelques regrets d'être obligé de se présenter devant eux et de retenir leur attention.  
 Il a la silhouette et la physionomie d'un "homme du milieu", "d'un vrai de vrai", "d'un dur". Il a dans le regard tout juste ce qu'il faut de méchant pour faire comprendre à ses amis dans la salle venus nombreux à l'audience qu'il n'a rien perdu de sa révolte contre la Société.

Son avocat va tenter d'amadouer les jurés en racontant  l'enfance sans père du prévenu.

"La FRANCE est alors en guerre et ses hommes la défendent. 

"Eugène Louis, son père fraîchement marié, soldat de 2ème classe, a fêté depuis peu ses 20 ans quand il meurt face à l'ennemi, dans l'Oise, en Août 1918.

"En 1921, André a 4 ans, sa mère se remarie avec un homme gentil, honorable qui prend soin de lui. Mais l'enfant a pris un mauvais chemin. Le tribunal, en 1931, à la suite d'un vol, lui épargnera la maison de redressement par deux fois......Jusqu'à ce qu'il soit averti que 4 autres méfaits ont été commis entre 1931 et 1933 (vols à l'étalage, vol de poule, vol d'un portefeuille dans un foyer pour soldat). Il écope donc d'une peine cumulant les 4 et 6 mois d'emprisonnement mérités. Entre temps, sa mère est décédée (1932)

"André partira faire un séjour dans un établissement de GRENOBLE. "

"L'héritage obtenu après le décès de ses grands-parents (25 000 frcs) et sa pension versée par l'État en tant que pupille de la Nation (2 885 francs/An) s'avèrent insuffisants pour régler les frais de justice, rembourser les vols, pour son entretien, etc... " précisera son beau père, Jean ALLOMÉ

Pourtant, son beau-père après son renvoi du Café Glacier de RENNES, (où André se servait copieusement tout seul, principalement du guignolet,) va tenter de le placer dans un château près d'Acigné, puis dans une ferme à Mordelles. Mais il ne tient pas en place. 

- je n'étais pas fait pour la campagne. Je voulais acheter un fonds de commerce avec l'héritage de mes grands parents. Je voulais faire de la mécanique. explique le jeune homme.

Revenu à RENNES, le 4 décembre 1936, il vient au Café Glacier pour repérer les lieux. Deux jours plus tard, M. LUCAS Francis, le propriétaire de l'établissement constate que ses tiroirs sont fracturés, il note une disparition de 75 francs. Pour se donner du coeur à l'ouvrage, le voleur a bu la moitié d'une bouteille de Pikina. La Police a vite retracé le parcours du malfrat, la porte de la rue Coëtquen, s'est introduit dans la salle du chauffage central, puis dans les lavabos, et enfin dans la salle du café. Apparemment, le voleur a été pris de maux d'estomac, il a laissé des "traces". 

Le lendemain même, le petit malin est arrêté au pied de son lit où il s'est écroulé, ivre mort. Il avoue tout et on relèvera donc la préméditation. 

Pour ce vol "modeste", compte tenu de la jeunesse du voleur, de l'absence de soutien familial, les Jurés décideront de lui reconnaître des circonstances atténuantes. 

Le Tribunal le condamne à 2 ans de prison et à 5 ans d'interdiction de séjour.


Bonne Lecture,

isalucy23@orange.fr

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