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dimanche 26 juillet 2026

MERCADIER, TEYSSANDIER, MISSONNIER, 3 victimes de METTERER

BONJOUR,

Le Brigadier Chef  MERCADIER était très bien coté à la Brigade Spéciale à laquelle il appartenait depuis l'année précédant le drame de la Rue Jeanne D'Arc dans le 13ème arrondissement. 


Le 5 février 1923 à 20 H 40, le commissariat du quartier est avisé qu'un drame vient de se produire.

Deux corps gisent dans une mare de sang, la tête trouée par une balle.

Il s'agit d'un drame de la passion. Le commissaire de Police avise la Direction de la Police Judiciaire et nomme le Brigadier Chef MERCADIER en charge de l'enquête. Il a 43 ans et est marié depuis 16 ans à Françoise Antoinette THOMAS.
 


Constant MERCADIER, a débuté son enquête de voisinage immédiat. 
Il apprend que Marguerite TEYSSANDIER Veuve DURIF, âgée de 53 ans, originaire de La Vedrenne, Blanchisseuse, l'une des victimes, vivait dans ce logement, en face de chez son fils et sa belle-fille. 
Ce dernier avait entendu un peu avant 9 H, un claquement de porte. Il avait vu s'échapper du logement, l'ancien amant de sa mère : Guillaume METTERER, 58 ans, en s'écriant : 
"C'est comme ça que vous m'avez reçu".
La seconde victime est un puisatier, originaire de la Chaise Dieu, Jean MISSONNIER, 56 ans, veuf, qui habitait Rue de l'Espérance. 
Les éléments fournis par le fils de la victime sont d'une aide précieuse. Le Brigadier Chef décide de se rendre immédiatement à l'adresse où vivait METTERER, au 2 rue du Kremlin à Kremlin Bicêtre ; celui-ci loue une chambre située au 1er étage d'un hôtel. Après avoir frappé plusieurs fois à la porte de la chambre, sans avoir reçu de réponse de la part du locataire, le Brigadier redescend réclamer la clé au logeur. 
Muni du double, il ouvre la porte ....sans doute, sans prendre les précautions d'usage. 
Une balle est tirée. Le brigadier s'écroule sur le sol de la chambre, touché au bas ventre. 
Son collègue, l'Inspecteur DULUC, avant même que la porte ne se referme, tire un coup de revolver en direction de l'agresseur et sans plus se préoccuper de lui, charge son supérieur sur le dos et le descend dans le hall afin qu'on le transporte à l'Hôpital. 
Deux autres collègues prévenus de la dangerosité de l'arrestation, arrivèrent munis de cuirasse et de bouclier afin d'affronter le forcené qui s'était renfermé dans la chambre. 
Après avoir frappé à la porte de la chambre, ils réussissent à pénétrer dans la pièce où sur le sol ils trouvent le corps du meurtrier, une balle dans la tête qu'il s'était tiré une demie heure avant comme l'affirmera le médecin légiste chargé de l'autopsier. 

Le Brigadier Chef bénéficiera d'une reconnaissance du pays pour son courage, son travail au sein de ses services.

isalucy23@orange.fr