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jeudi 16 juillet 2026

Gabriel SOCLAY ou Gabby la Fille ou Le vampire de CHAUMONT

BONJOUR,

Né le 8 Octobre 1907 à DIJON (Côte d'Or) à 14 H.


Gabriel Louis SOCLAY  fils d'un employé de commerce (38 ans) et Marie Victorine Gabrielle SKIBISKY (28 ans) est soupçonné de cambriolages, de vols, d'actes immoraux sur 4 fillettes. 


URANUS 9° CAPRICORNE
- selon K. HITSCHLER, ce degré marque l'impuissance. 
Un homme tombe près d'une clef brisée et d'une croix. 
MARS 27° CAPRICORNE  - degré de solitude, vie campagnarde, en forêt ; séjours dans une maison retirée
En bordure d'une forêt, un homme seul se promène, se dirigeant vers un champs au milieu duquel est construite sa maison, petite, trapue, enguirlandée d'un pied de vigne.
OU
Un homme couché sur l'herbe.

Gabriel est le seul garçon du couple SOCLAY. Il a deux soeurs aînées. 
Né en 1907, il a 7 ans au moment de la 1ère guerre mondiale. C'est à cette époque qu'il tombe malade. On l'envoie près d'un an dans un établissement, à GRASSE. Même s'il ne souffre plus d'anorexie, Il restera maigre.

Il est livré à lui-même, son père travaille beaucoup alors que sa mère n'est pas un exemple d'honnêteté.

Né sous le signe de la BALANCE, on y trouve le SOLEIL, la LUNE et VÉNUS (maîtresse du signe) en Maison 9. Une maison qui est utile pour prendre de la distance, pour s'éloigner du matérialisme. Une maison qui doit permettre d'élargir ses horizons. C'est la maison des hautes études ou études supérieures. 
Comment allons-nous comprendre les grands principes de vie, apprendre à vivre ensemble.

Didier COLIN dit de cette Maison 9 en BALANCE : ce sont des considérations d'ordre esthétique ou éthique qui incitent le natif à élargir son horizon intellectuel, social ou géographique. 
Ce qu'il fait en évaluant très précisément les possibilités qui lui sont offertes dans ce domaine. .....Il se préoccupe alors souvent de problèmes juridiques, moraux ou religieux. 

Ici, Gabriel SOCLAY est à la recherche d'un idéal harmonieux. . Les voyages du corps et de l'esprit, les valeurs esthétiques doivent pouvoir contribuer à une telle conception de vie équilibrée.
Les planètes ( SOLEIL, LUNE, VÉNUS et même MERCURE) dans cette maison 9 suggèrent l'énergie qu'il va falloir ou qu'il convient d'utiliser pour aborder la question du sens et des principes de vie en commun.
La LUNE devrait entraîner de grandes facultés d'imagination. Se laisser emporter par un rêve. On parle d'élévation philosophique et on dit qu'elle doit pouvoir passer par la sensibilité. Il y a beaucoup d'émotions dans ces grands voyages. La LUNE vise à un accomplissement affectif en voyage, à l'étranger ou avec des étrangers.  Elle entraîne souvent une difficulté à rester en place. 
Avec le SOLEIL, on pourrait dire qu'une réalisation à l'étranger ou en rapport avec l'étranger, un séjour est possible. 
La Maison 9 dit-on est le résultat de l'activité de la Maison 3. Ici, la Maison 3- d'abord en BÉLIER, passe rapidement en TAUREAU (dont  VÉNUS est également la maîtresse du signe).

Avec VÉNUS, il se peut que du plaisir, de la joie, de possibles rencontres amoureuses,  y soient mêlés.
VÉNUS signe les unions, on peut y voir des fiançailles, un mariage, un voyage en amoureux...

Seulement ces planètes sont en mauvais aspects. Le SOLEIL -bien que sextile à JUPITER en LION, second signe fixe du Zodiaque- est au carré de NEPTUNE. 
VÉNUS aussi est au sextile de PLUTON mais au carré de NEPTUNE et également au carré de MARS La LUNE est également au carré de MARS et trigone à PLUTON (les deux maîtres du SCORPION signe dans lequel se trouve le MC)

Il sera désormais difficile de contrôler l'action du SOLEIL et même de garder le sens des réalités. 

MERCURE est en Maison 9 en SCORPION. (il est à la limite de l'orbe (7°) du carré à MARS 2ème maître du SCORPION) 
MERCURE est sextile à URANUS mais est au carré de JUPITER (maître du MC).

Après ses soins, de retour dans sa famille, il est de plus en plus oisif, passif, fuyard. On dit qu'il s'éveille lentement et qu'il s'éveille au mal. Il fréquente des voyous du Canal, les pires qu'il soit donner de rencontrer. Il torture les oiseaux de son père dans la volière, leur brûle les ailes. Il erre souvent autour, dans les bois, ramenant tout ce qu'il peut trouver, chez lui. 
En 1921, on tente de le diriger vers un établissement où la pratique est prioritaire. Mais, il est irrégulier, sans scrupules, instable. Il quitte l'établissement en décembre 1922.
Il est donc envisagé  courant 1924, un apprentissage en électricité chez un maître, M. FROMHERTZ ; il a 16 ans n'y reste que quelques mois sans finir son année d'apprentissage avec un avis défavorable : paresseux, irrégulier.
L'année suivante, toujours dans le domaine de l'électricité, un nouveau maître, M. CHALLET, le prend en apprentissage. Pire que la première année. Il s'en va au bout de 3 semaines. Sa mère est profondément déçue devant l'immaturité de son fils. Elle est furieuse et le chasse de la maison familiale. Il se retrouve à la rue, SDF.
C'est cet été-là, qu'il agresse des jeunes filles, de très jeunes filles, des enfants même.
Malgré les plaintes des parents des victimes, il n'est pas inquiété du fait de son âge : il est mineur ! Il n'a que 17 ans et à cette époque, la majorité est à 21 ans. (c'est le sextile SOLEIL-JUPITER - la Loi sans lui donner raison, "l'épargne" si l'on peut dire, lui épargne une peine de maison de redressement ou de prison.) Il échappera ainsi à la Justice.

Décembre 1925, Gabriel SOCLAY agresse une fillette Simone dans des WC puis la raccompagne chez elle, lui donne de l'argent et lui demande de se taire. Ce que la fillette ne fera pas. Avertis les parents porteront plaintes.
Les jours suivants, il tentera de renouveler ces attouchements sur une autre fillette Lucienne et retentera la chose un peu plus tard. Elle lui ouvre mais le voisinage présent, il va prendre la fuite.
 Le jour de Noël, il entre par effraction dans le logement et vole une somme conséquente d'argent  avec laquelle il s'offre un revolver. 
Deux semaines plus tard, à une sortie d'école, il s'en prend à une autre fillette, Camille, qu'il blesse dans ses parties intimes. Un employé proche des lieux intervient et dépose plainte pour agression sexuelle et viol sur mineure de moins de 15 ans. 
Dix jours plus tard, toujours à la sortie d'école, il viole une enfant de 8 ans, Madeleine. Il lui donne de l'argent pour qu'elle se taise, lui donne rendez-vous pour 18 H avec plus d'argent. L'enfant racontera dans le détail à sa famille ses malheurs et la transaction de SOCLAY. L'oncle de l'enfant sera au rendez-vous fixé. Il le gifle et l'emmène au commissariat où il dépose plainte. Pour la toute première fois, SOCLAY fait un séjour en prison.
En Avril 1926, il est jugé pour le vol de l'argent en Correctionnel. Condamné à un an de prison, il fait appel de la décision. (Cette mesure d'appel en correctionnel n'est plus admise depuis 2000)
En Juin 1926, il passe devant les tribunaux pour les 4 viols. Son avocat qui est aussi le maire de DIJON, le fait acquitter....alors que l'avocat général réclamait les Travaux Forcés à perpétuité. Il reste néanmoins en prison pour le vol.
En Octobre de la même année, il passe devant les Tribunaux pour vol de bicyclette. Il est condamné en appel à 2 ans de prison. Il ne fera que 19 mois effectivement de prison. Il a promis de s'amender, de travailler. Mais à sa sortie de cellule, personne ne souhaite l'employer. Retour à la Rue. 
Sorti de prison depuis 3 semaines, début Septembre 1927, il participe à un vol dans une bijouterie de DIJON. Avec un complice, ils emportent 30 000 frcs.
De nouveaux projets fusent dans sa tête : faire un casse dans un train en direction de VINTIMILLE. 
La nuit du 27 au 28 septembre 1927, toujours en compagnie d'un malfrat de son espèce, ils endorment  les passagers de la 1ère classe, avec du chloroforme volé peu avant dans une pharmacie, afin de les dévaliser. Par chance ou par malchance, un inspecteur de Police est présent. 
Deux jours plus tard, les deux lascars sont jetés en prison, une plainte pour vols aggravés est déposée. Une perquisition a lieu dans le logement des deux hommes. 
C'est la caverne d'Ali Baba. 


Le 28 février 1928, il est condamné à 7 ans de Travaux Forcés. Son "fameux" avocat va lui épargner le bagne. Durant son séjour, il contractera la tuberculose (en 1932) et sera surnommé "Gabby La Fille" pour son côté efféminé. Il fera une demande de sortie anticipée au bout de 5 ans mais son mauvais comportement durant sa détention jouera en sa défaveur.

23 Février 1935, sortie de prison. Il est interdit de séjour dans DIJON pour 10 années. 
Il est conduit chez sa mère à l'Hôtel du Sud à CHAUMONT. Elle lui loue une chambre. 
À cette époque, on suppose que faire boire du sang aux malades de la tuberculose, leur permet de lutter contre la maladie. Un nouveau surnom lui est dès lors attribué : le vampire de CHAUMONT.
Cinq jours après son arrivée, le 3 mars, dans cette nouvelle ville, il aborde une enfant de 4 ans mais il est surpris par des passants et la mère de l'enfant. Une gifle mettra fin à ses envies. 
Il changera de lieu de résidence et occupera une chambre à la pension AUBERTIN où on accepte qu'il reçoive du courrier au nom de Roger MONTREUIL.
Le 15 mars 1935, il donne de l'argent à une enfant de 8 ans, Ginette FRÉMY, à qui il donne rendez-vous. L'enfant accède à sa demande et se sauve avec l'argent remis. Le lendemain, ayant retenté de l'aborder, le père présent non loin le met en fuite et s'en va déposer plainte qui ne sera pas considérée puisque l'enfant n'a pas été agressée. 

Mêmes choses avec Marguerite DURAND, les 17 et 24 mars  aux abords d'un cinéma. Même résultat.
 
Thérèse PEROT, 7 ans. qu'il aborde le  28 mars mais l'enfant fait appel à une camarade et le voilà contraint de ramener l'enfant. Même plainte de la famille, même résultat.

Le 4 avril, il paie une enfant Ginette ROYER et lui offre des bonbons. Mais la présence de passants l'empêche d'aller au bout de ses intentions. 

Il retente plusieurs fois des approches dans le même quartier auprès de jeunes fillettes. Mais il est repéré par les parents. Il cherchera désormais un endroit plus discret afin de parvenir à ses fins. 
Le 19 avril 1935, une enfant de 4 ans disparaît. Il a entraîné dans la forêt Nicole MARESCOT. Après l'avoir déshabillée, il la tue en lui écrasant la tête à coups de pierres. Il retourne à l'hôtel pour y chercher une pelle afin de l'enterrer. Il retourne dans les bois, creuse une tombe dans laquelle il enfouira la petite martyre. 
La petite Nicole MARESCOT est la fillette d'un noble combattant de la Grande Guerre. La plainte pour disparition inquiétante est prise au sérieux. Les gendarmes enquêtent consciencieusement et retrouvent Gabriel SOCLAY que tout désigne. Il nie farouchement et prétend s'appeler Roger MONTREUIL. Une gifle de gendarme semble lui remettre les idées en place. Il sera arrêté malgré ses dénégations. 
Une battue est organisée. Des détectives sont engagés par la famille. Le dossier de SOCLAY apparaît dans son entièreté sur le bureau des enquêteurs qui comprennent vite qu'il nie le meurtre car il sait pertinemment que l'échafaud de DEIBLER l'attendra au petit matin. Il est dès lors désigné comme "pervers intelligent"  "organisé pour cacher ses crimes" donc responsable de ses actes. 
En Juin 1935, il tente une évasion de la Prison de CHAUMONT avec l'aide d'un comparse. Il est pris sur le fait et pour cela, il écope de 60 jours de mitard. 
Le 18 octobre 1935, un nouveau témoignage permet de retrouver le corps de la petite victime. Il sera traîné sur les lieux mais refuse de reconnaître les faits.




Son procès s'ouvrira le 30 septembre 1936 ; il encourt la peine de mort. La sentence tombe le 3 Octobre. "Je refuse ! Vous n'êtes que des misérables" crie-t-il aux Jurés. "Sales races"



Il se pourvoie en cassation. 
Second procès en décembre. 
La sentence est annulée au motif qu'un  oubli de question à poser aux Jurés a eu lieu.

17 Février 1937  Nouveau procès . Son avocat est habile, le prévenu est plus calme et un "témoin" vient au secours de SOCLAY. Il évite ainsi la peine de mort. 


Une condamnation aux T.F. à perpétuité tombe.
"Je veux l'acquittement"  "je l'aurais un jour"




L'Histoire ne s'arrête pas là.  
La PERPÉTUITÉ n'existe pas. 
Le bagne non plus.  Le 17 juin 1938, un décret est voté. En 1936, le Front Populaire décide de cesser le transport de forçats vers le bagne de GUYANE. Une bonne solution pour alléger les dépenses de l'État.
La Prison de FONTEVRAULT lui ouvre les portes d'une cellule. 
Durant la Seconde Guerre Mondiale, il est placé à l'isolement dans une "cage à poules". Il est employé comme balayeur et au désamorçage des bombes pour la ville d'ANGERS
À partir de 1951, les remises de peines sont instituées.
En 1952, il réclame une commutation de peine. Accordée. La peine de PERPÉTUITÉ passe à 30 ans !
Il est transféré à Château Thierry.
Désormais, le pervers se sent pousser des ailes ; après avoir obtenu la réduction de peine, il enchaîne les demandes de libération conditionnelle.
 3 refus : en 1956, le maire du Jura où il était envisagé de l'envoyer refusa.
NON en 1957, NON encore en 1959 compte tenu de son comportement.
1960 : acceptée. 
 Après 25 ans seulement de détention, le "pervers intelligent" est libre. Il a 53 ans.
Le 26 juin 1960, il sort et aborde une fillette à CHALONS SUR MARNE dans un coin tranquille à qui il fait subir des attouchements. 
À DIJON, le 22 Juillet 1960 Il aborde une enfant de 4 ans qu'il agresse. 
Le 27 Juillet, à DIJON, il s'en prend à une fillette de 11 ans  mais reconnu par un ancien ayant suivi les affaires SOCLAY, il est mis en fuite alors que l'enfant tente de se dégager de son étreinte. 
Une plainte est déposée et un mandat d'arrêt à son encontre est lancé. 

En récidive, il risque 10 ans de prison. Arrêté le 28 août 1960, il s'empresse d'écrire au Procureur :
"c'est pour voir si mes pulsions fonctionnent comme au temps jadis"

« Ma proposition à cette fillette qui sera pubère dans un à trois ans, était aimable, je dis pleine de délicatesse, relation passagère considérée sur le plan présent dans un ordre d’idées surtout sentimental, comme l’ont prouvé mes paroles à son égard. J’ai été caressant dans mes paroles, mon attitude dénuée d’agressivité, je ne l’ai ni bousculée, ni obligée à maintenir la conversation, et on a l’audace de m’accuser de violences (cela, c’est un comble, et la farce est complète) pourquoi cette persistance étrange à maintenir ce rapport insolite lequel serait applicable à la majorité des hommes dans leur vie privée. » 
 « Je disais que je suis un sentimental, et en même temps un homme d’action (ce qui est rare). Je suis sensible à la nature humaine, réceptif à la belle musique, à toutes les beautés terrestres, sensible à la fraîcheur féminine, amateur de sentiments fins et rares. Moi, faire du mal à des enfants, à des fillettes ? Allons donc, je les affectionne bien de trop ; moi qui aurais tant aimé créer un foyer. Avec les fillettes, je ne recherchais plus que l’affection, la douceur, satisfaire ma sensibilité cérébrale, comme a établi dans une certaine mesure mon comportement présent. Oui, je sais bien, on va me rétorquer que j’ai caressé par effleurage, les parties génitales externes disons d’une petite fille, rue Jules Ferry. La belle affaire que voilà ! J’ai précisé de mon propre aveu, spontanément, à la gendarmerie de Marlay-le-Grand, ainsi qu’à monsieur Pons, juge d’instruction à Dijon, le mobile de cet acte minime qui était une dernière fois nécessaire. »

c'est donc bien là le langage d'une VÉNUS BALANCE 

Le 1er février 1961, il est déclaré irresponsable pénalement. Il est SOCLEY le Fou 
il prétend être un agent de l'intelligence service. 
Il quitta l'univers carcéral et fut envoyé dans une unité spécialisée à SARREGUEMINES.

Ce n'est pas fini !

1971, 10 ans déjà de folie douce. 

Le 18 mars 1971,  Il fait le mur de l'hôpital après avoir placé dans son lit un mannequin. Il fonce chez sa soeur à DIJON et se fait employer comme plongeur. 
9 jours plus tard. Le 27 mars, un employé qui l'a reconnu en voyant son portrait dans les journaux indiquant qu'un fou dangereux était recherché, avertit la Police. 
Il est récupéré par leurs services et renvoyé à SARREGUEMINES.

Il y meurt le 29 Juin 1981 ; il a 73 ans passés. Il n'avouera jamais le meurtre de la petite Nicole.


Bonnes recherches,
isalucy23@orange.fr