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Les choses se passent en Haute-Loire, dans la commune de Vieille Brioude en Novembre 1907.
Le 6 Novembre 1907, le corps de l'instituteur M. Jean BRIHAT originaire de La Chomette, (né le 4 Août 1850) était découvert près du pont ; son corps a été massacré ; on relève plus d'une dizaine de coups. En se rendant à son domicile afin de prévenir son épouse, les témoins découvrirent le corps de celle-ci (Marguerite GAY -63 ans) étendu sur son lit ; on lui avait asséné plusieurs coups (6) qui avaient entraîné son décès. Dans la pièce qui visiblement avait été "visitée", ils découvrirent le corps de leur petite fille : Marguerite BESSAIRE (née le 4 août 1900 - 3 H) ; la mère de l'enfant : Jeanne Marie Césarine BRIHAT étant décédée depuis 1903, l'enfant vivait les 3 quarts de l'année chez ses grands-parents puisque son père, épicier et négociant s'était remarié en 1906.
L'enquête est vite menée. Les langues se délient. On dénonce Jean Léon COURNEYRE, 25 ans.
Le 2ème degré des POISSONS dans les monomères :
Une étendue de mer calme sur laquelle flotte un beau coffre que le flux rapproche du rivage. Quelques pêcheurs s'activent à entasser du goémon, tandis que l'un d'eux assis sur le sable regarde le coffre, en faisant glisser le sable entre ses doigts inoccupés.
Une étendue de mer calme sur laquelle flotte un beau coffre que le flux rapproche du rivage. Quelques pêcheurs s'activent à entasser du goémon, tandis que l'un d'eux assis sur le sable regarde le coffre, en faisant glisser le sable entre ses doigts inoccupés.
Jean Léon COURNEYRE est, selon les habitants du village, un paresseux, joueur invétéré, le gosier toujours en pente, débauché, libertin qui a "fui" vers la capitale avec une jeune mineure devenue sa maîtresse (Anna MAZIN, 17 ans) après avoir promis le mariage à sa soeur aînée (Marguerite) 30 ans, qui a mis au monde un enfant (Henri Jean) né de ses oeuvres, deux mois plus tôt.
5° POISSONS Un Homme ....encadré par deux jeunes filles,....Il tient la première par la taille et offre seulement le bras à la seconde....des amis l'attendent
Cette promesse de mariage a été en fait l'occasion pour lui d'obtenir de son père la part qu'il lui revient de l'héritage de sa mère décédée en 1903. Et en effet, Simon COURNEYRE lui a bien donné 400 francs dont il s'est servi pour régler une partie de ses dettes de jeu et de boisson.
Anna MAZIN l'a suivi béatement dans la capitale où il a loué une chambre, persuadée qu'il se démène pour obtenir tous les documents nécessaires à leur mariage qu'elle espère prochain....car elle est bien enceinte.
Sans argent, on avait vu réapparaître Jean Léon dans le village ; son père à qui il avait réclamé de l'argent l'avait viré rudement. Mais dans la nuit du 4 au 5, la boulangerie BONNET avait pris feu. Soit 24 heures avant le drame de l'école.
Des témoins l'ont vu dans le train à destination de PARIS au petit matin du 7 novembre. Descendu à MONTARGIS, un cordon de gendarmes l'attendait. Le soir même, il faisait le voyage de retour.
À ARVANT, 200 personnes massées sur le quai le huèrent et voulurent lui faire son sort.
Amené sur les lieux du drame, il nia farouchement. Ce soir-là, après la tuerie, couvert de sang, il était allé se changer dans la petite maison héritée de sa mère. Il avait jeté le ballot ensanglanté dans l'Allier ainsi que la hache qui lui avait servie. Une équipe de scaphandrier fut dépêchée sur place afin de retrouver l'arme du crime.
Anna MAZIN mit au monde une petite Marcelle le 19 mars 1908, non reconnue par son père.
Le 12 décembre 1908, le procès se tient au PUY. Peu impressionné, Jean COURMAYRE, revêtu de la bricole, déconcertant de calme, continue de nier, railleur, agressif, violent, jetant l'épithète de menteurs
à des témoins dont la bonne foi était absolue. Après trois jours de débat, les jurés l'ont reconnu coupable des faits de vol et de meurtres. La peine de mort est décidée. Et celui qui déclarait qu'il ne signerait pas de pourvoi en cassation ni de recours en grâce a bien signé ces recours.
Le Président FALLIÈRES lui a accordé bien entendu comme à chaque fois sa grâce ; la peine commuée en Travaux Forcés il embarqua pour la GUYANE en janvier 1909 où la mort l'attendait. Celle-ci est enregistrée le 2 février 1910.
Anna MAZIN qui assistait au procès se maria en mai 1910. La petite Marcelle fut reconnue au mariage par ce nouveau partenaire.







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